La capitale togolaise, Lomé, a accueilli une réunion de représentants d’organisations régionales africaines, des Nations Unies et de l’Union africaine afin d’examiner les progrès accomplis dans les efforts de médiation visant à mettre fin à la crise qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo. Cette réunion, qui s’est tenue les 7 et 8 juin 2026, a rassemblé des représentants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), ainsi que des envoyés des Nations Unies et des représentants de l’Union africaine. Les participants ont évalué la feuille de route adoptée en janvier dernier pour unifier les efforts de médiation africains.
Ils ont discuté des progrès réalisés dans les différents mécanismes de négociation, notamment les initiatives de l’Union africaine et les pourparlers en cours à Doha et à Washington, malgré les obstacles persistants qui entravent un règlement global. Concernant le processus de Doha, les négociations se poursuivent sur six des huit protocoles de l’accord-cadre signé en novembre 2025. Ce processus se heurte à des difficultés liées à l’absence d’un mécanisme contraignant pour la mise en œuvre des accords. Quant au processus parrainé par les États-Unis, le retrait des forces rwandaises du territoire congolais demeure un sujet de discorde, compte tenu de l’absence de vérification de ce retrait et de la persistance des affrontements et des frappes de drones entre les Forces armées de la République démocratique du Congo et le Mouvement M23.
Des sources diplomatiques ont confirmé que les efforts de médiation africains manquent toujours de mécanismes de mise en œuvre efficaces, car ils n’ont pas le pouvoir d’imposer des sanctions ni de contraindre les parties en conflit à appliquer les accords conclus. Les participants ont également discuté des moyens d’activer le mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu, établi en Suisse en avril dernier avec la participation de représentants du gouvernement de la République démocratique du Congo et du Mouvement M23, mais qui n’a pas encore entamé ses travaux de manière effective.