Politique

Mondlin consolide son leadership dans l’opposition mozambicaine et affiche de grandes ambitions

Le premier congrès de l’Alliance nationale pour un Mozambique libre et indépendant (ANAMULA), la plus récente force politique d’opposition du Mozambique, s’est conclu dans le nord du pays, dans un contexte politique et sécuritaire tendu. Lors de ce congrès, Venancio Mondlin, figure emblématique de l’opposition, a été élu sans opposition à la présidence du parti, confirmant ainsi son contrôle total sur l’organisation qu’il a fondée en août 2015, quelques mois après la crise politique qui a suivi l’élection présidentielle de 2014. Environ 400 délégués ont participé à ce congrès de trois jours, au cours duquel ils ont débattu de l’orientation politique du parti et de ses projets d’avenir en vue des prochaines élections. Lors de son discours aux participants, Mondlin a souligné que ses ambitions dépassent la simple victoire électorale. Il a affirmé vouloir élargir la base militante du parti et attirer plus de six millions de membres d’ici les prochaines élections générales de 2029.

Mondlin est considéré comme la figure de l’opposition la plus influente du pays ces dernières années et continue d’affirmer qu’il est le véritable vainqueur de l’élection présidentielle de 2024, qui a suscité une vive controverse et des manifestations à travers le pays. La conférence s’est tenue alors que le parti est confronté à des problèmes de sécurité croissants. Le mois dernier, deux responsables du parti ont été retrouvés assassinés à leur domicile dans le centre du Mozambique, des incidents qui ont suscité des inquiétudes quant à la sécurité des membres de l’opposition. L’organisation de la société civile Deside a également rapporté que quatre personnes ont été blessées par balle par la police le 18 juin à Nampula, dans le nord du pays, lors d’un rassemblement organisé pour accueillir Mondlin à son arrivée à l’aéroport.

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Parallèlement, le chef de l’opposition fait toujours l’objet de poursuites judiciaires, les autorités l’accusant d’incitation à la violence lors des troubles qui ont suivi les élections contestées de fin 2024. Daniel Chapeco a prêté serment comme président du Mozambique le 15 janvier 2026, devenant ainsi le cinquième président du pays à l’issue d’une élection serrée qui a assuré la continuité du pouvoir du parti FRELIMO, au pouvoir depuis près de cinq décennies.

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