Politique

La République centrafricaine annonce la reprise d’une ville frontalière avec le soutien de la Russie

Les autorités de la République centrafricaine ont annoncé la reprise de la ville d’Am Dafouk, située dans la province de Vakaga, au nord-est du pays, à la frontière avec le Soudan, après une attaque menée par des groupes armés le 30 juin. Elles ont confirmé que des opérations de ratissage sont en cours pour renforcer la sécurité et poursuivre les assaillants. Selon les Nations Unies, l’attaque a été menée par une alliance composée de combattants du Front populaire pour la renaissance de la République centrafricaine (FPRC), d’éléments du Mouvement démocratique pour la mobilisation du peuple centrafricain (MMCM) dirigé par Arda Hahoma, et d’hommes armés non identifiés.

Les autorités ont indiqué que les forces armées, appuyées par leurs alliés russes, ont repris le contrôle de la ville après plusieurs heures de combats. Les opérations de ratissage se sont poursuivies aux alentours d’Am Dafouk tout au long de la journée suivante, sans qu’aucun bilan officiel des victimes n’ait été communiqué. Des sources locales ont indiqué qu’une dizaine de personnes ont été tuées lors de l’attaque, en plus de plusieurs blessés et de plusieurs dizaines de déplacés. Les activités dans la ville ont été suspendues et les services de communication ont subi d’importantes perturbations. Des vidéos montrant des hommes armés à l’intérieur du commissariat de gendarmerie d’Am Dafouk ont circulé sur les réseaux sociaux, ainsi que d’autres les montrant près des corps d’hommes en uniforme militaire. Les auteurs de ces vidéos ont affirmé avoir tué des soldats, des policiers et des gendarmes en République centrafricaine.

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De son côté, le gouverneur de la région de Fertit, Thierry Evariste Penguiningi, a confirmé le retour au calme dans la ville, tout en précisant qu’il y avait eu des morts, des blessés et des déplacés parmi les habitants, sans toutefois communiquer de chiffres officiels, parallèlement, le porte-parole du gouvernement, Evariste Ngamana, a déclaré que les forces de défense et de sécurité, avec le soutien de leurs alliés russes, étaient parvenues à « neutraliser les groupes armés ». Il a confirmé que la ville d’Am Dafouk était désormais sous contrôle de l’État et que les opérations de recherche se poursuivaient afin de retrouver d’éventuels éléments armés retranchés dans la zone.

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