Politique

Crise entre la Guinée-Bissau et le Cap-Vert suite à la détention de Pereira

Les autorités de transition de Guinée-Bissau ont annoncé la suspension de leurs « relations politiques » avec le Cap-Vert, suite aux critiques du gouvernement de Praia concernant la détention du chef de l’opposition, Domingos Simões Pereira. Le gouvernement capverdien avait exigé la libération de M. Pereira, tandis que les autorités bissau-guinéennes considéraient ces demandes comme une ingérence dans les affaires judiciaires et politiques du pays. Les tensions se sont exacerbées cette semaine entre les autorités de transition de Guinée-Bissau et du Cap-Vert concernant la détention du chef de l’opposition depuis le 10 juillet, une mesure critiquée par le gouvernement de Praia. Le parlement de transition de Bissau, sous régime militaire depuis le coup d’État du 26 novembre, a annoncé mercredi 15 juillet la suspension de ses « relations politiques » avec Praia, sans préciser les conséquences pratiques de cette décision.

Domingos Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), aujourd’hui dans l’opposition, est inculpé par la justice pour son implication présumée dans plusieurs tentatives de coup d’État. Un tribunal militaire a ordonné sa détention le 10 juillet, après sa comparution suite à une convocation. Pereira avait déjà été arrêté le jour du coup d’État qui a renversé le président Umaro Sissoco Embaló en novembre dernier, avant d’être libéré en janvier et assigné à résidence. Suite à l’arrestation de Pereira, Praia, dans un communiqué publié mardi, a exprimé sa « profonde préoccupation » et a exigé sa libération immédiate. En réponse, Fernando Vaz, porte-parole du Conseil national de transition de Guinée-Bissau, a déclaré lors d’une conférence de presse mercredi que « le gouvernement capverdien n’a aucune légitimité pour commenter la situation politique et judiciaire en Guinée-Bissau ».

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Il a également annoncé « la suspension de facto des relations politiques avec le Cap-Vert », tout en soulignant que « les relations entre les deux peuples ne seront pas affectées par les divergences politiques entre les deux gouvernements actuels ». Une source au ministère des Affaires étrangères a expliqué à l’AFP que cette décision n’implique pas la suspension des relations diplomatiques entre les deux pays, sans toutefois préciser la nature des mesures encadrant la suspension des relations politiques. Liens historiques entre la Guinée-Bissau et le Cap-Vert.

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