Politique

La RDC ouvre la voie à un dialogue national global face à l’aggravation de la crise politique et sécuritaire

Dans un tournant politique significatif, le président Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo a annoncé son accord pour le lancement d’un dialogue national global à la suite d’une rencontre avec des chefs religieux. Cette décision fait suite aux demandes formulées depuis plus d’un an par les groupes d’opposition et les organisations de la société civile, alors que la guerre se poursuit dans l’est du pays et que la crise politique interne s’intensifie. Le dialogue devrait entrer dans sa phase préparatoire prochainement. Le président devrait publier un décret officiel appelant au dialogue, nommant des facilitateurs, définissant leurs rôles et établissant le calendrier et le cadre organisationnel des pourparlers.

Le porte-parole du gouvernement, Patrick Moyaya, a précisé que le terme « global » n’implique pas la participation inconditionnelle de toutes les parties. Il a souligné que certains Congolais sont accusés de complicité dans ce qu’il a qualifié d’« agression » contre le pays, et que certains font déjà l’objet de sanctions de l’ONU. Moya a ajouté que les participants au dialogue devront faire preuve d’une position claire, témoignant d’une rupture totale avec le Rwanda, que le gouvernement congolais accuse d’être responsable des crimes et exactions commis dans l’est du pays ces trente dernières années. Il a souligné que l’objectif du dialogue est de constituer un front intérieur uni pour relever les défis actuels. Ce changement de position du président Tshisekedi intervient après plusieurs semaines d’intenses consultations diplomatiques entre le président burundais Evariste Ndayishimiye, le président congolais Denis Sassou Nguesso et le président angolais João Lourenço, visant à favoriser un règlement politique de la crise interne.

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Selon les autorités, le dialogue national vise à renforcer la cohésion nationale et à apaiser les divisions politiques internes, tout en précisant qu’il n’aura aucune incidence sur les deux mécanismes de médiation menés par les États-Unis et le Qatar, qui se concentrent sur les aspects militaires et sécuritaires du conflit. De son côté, l’opposition poursuit ses consultations sur sa position concernant cette initiative, après avoir exigé ces derniers mois des mesures de désescalade.

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