Politique

Le président camerounais Paul Biya procède à un important remaniement militaire

Les autorités camerounaises ont publié des décrets présidentiels, signés par le président Paul Biya, actuellement à l’étranger, annonçant un vaste remaniement des nominations et des promotions au sein des forces armées. Ce remaniement comprend la nomination de cinq nouveaux généraux de brigade, de commandants de régions militaires et de chefs de plusieurs unités d’élite, notamment la Garde présidentielle. Un nouveau général de brigade a également été nommé à l’état-major général de l’armée, une mesure visant à renforcer l’appareil sécuritaire et comportant également des implications politiques. Un colonel à la retraite, ayant requis l’anonymat, a déclaré que le chef de l’État est la seule entité légalement habilitée à procéder à de telles nominations au sein des forces armées.

Il a souligné que la publication de ces décrets témoigne de la poursuite par le président de l’exercice de ses pouvoirs constitutionnels malgré son absence du pays. Parmi les nominations figure la promotion de Raymond Jean Charles Beko Aboundou au grade de général de brigade, tout en le maintenant à la tête de la Garde présidentielle, poste qu’il occupe depuis treize ans. C’est la première fois depuis la création de la Garde présidentielle en 1985 que cette unité est placée sous le commandement d’un général de brigade. Un expert en sécurité a interprété cette décision comme un signe de confiance renouvelée du pouvoir politique envers le commandant de cette force spéciale. Les décrets ont également nommé le général de division Ibaka Hipolit chef d’état-major de l’armée de terre, succédant à son prédécesseur qui a pris sa retraite le 28 juillet.

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Ces changements concernent l’état-major des forces armées à travers le pays, avec la nomination de six nouveaux commandants régionaux dans quatre des cinq régions militaires interarmées, ainsi que dans plusieurs autres zones opérationnelles. Il s’agit notamment de la région Centre, qui abrite les institutions étatiques ; du Sud ; de l’Est, frontalière de la République centrafricaine ; du Sahel ; du Sud-Ouest, dans la région anglophone ; de l’Adamaoua ; du Nord ; et de certaines parties de l’Extrême-Nord, où l’armée poursuit ses opérations contre Boko Haram.

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