Des violences survenues dans le village de Kokoli, dans la circonscription de Burgo de l’État du Niger, au centre-ouest du Nigeria, ont fait au moins 20 morts et des centaines d’habitants ont été contraints de fuir et de se réfugier après l’attaque. Un habitant a déclaré que les assaillants appartenaient à deux groupes ethniques, les Kambari et les Peuls, ajoutant que les violences avaient entraîné des dizaines de morts et le déplacement de centaines de personnes.
Jafar Mohammed, député de la circonscription, a confirmé le caractère intercommunautaire des affrontements, affirmant que « ces crimes ont été commis par des milices locales » et indiquant l’implication de plusieurs groupes ethniques dans les violences. Cette région rurale, située près de la frontière avec le Bénin, connaît une dégradation constante de la sécurité, avec des attaques fréquentes de groupes armés connus sous le nom de « bandits », actifs dans le vol de bétail, le pillage et les enlèvements d’habitants.
Outre les attaques de bandits, la région est également confrontée à l’activité de groupes armés employant des tactiques similaires, ce qui aggrave la situation sécuritaire et accroît les risques pour les populations locales. Jaafar Mohammed estime que la réponse sécuritaire face à l’escalade de la violence demeure insuffisante pour garantir la protection de la population. Il a appelé les autorités à déployer davantage de forces armées et à renforcer leurs capacités afin de pouvoir lutter plus efficacement contre la violence et protéger les communautés touchées.