Le camp militaire de Dioura, situé dans la région de Mopti, a été attaqué, selon des sources locales, par des militants affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Le groupe a revendiqué l’attaque dans un communiqué. Dans ce communiqué, le groupe affirme avoir « pris » le contrôle du camp avant de se retirer. Plusieurs sources locales ont confirmé l’attaque, mais la version du groupe n’a pu être vérifiée de manière indépendante. Des informations indiquent que l’armée de l’air malienne a été déployée après l’attaque. Cependant, aucune information fiable concernant les pertes humaines ou matérielles résultant des affrontements n’est encore disponible.
L’armée malienne n’a pas confirmé ces informations et les autorités militaires n’ont pas communiqué officiellement de détails sur l’attaque du camp de Dioura ni sur l’étendue du contrôle exercé par le groupe. Les circonstances et l’issue de l’attaque restent floues. Le camp militaire de Dioura est l’un des sites qui ont été la cible d’attaques répétées ces dernières années, dans un contexte d’activité persistante des groupes armés dans plusieurs régions du centre du Mali. Cette attaque présumée survient au lendemain de la revendication par le groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM) d’une embuscade contre un convoi conjoint de l’armée malienne et de membres de la Légion africaine russe près de la ville de Sikasso, selon les médias.
La veille, une embuscade dans la région de Soufara avait fait au moins 11 morts, dont des soldats russes et des chasseurs traditionnels de la communauté Dozo, d’après les informations circulant sur l’incident. L’armée malienne n’a pas encore publié de communiqué officiel concernant ces événements. Dans son dernier communiqué, l’état-major des forces armées maliennes a annoncé avoir mené des frappes aériennes mercredi près de Bogouni, ciblant, selon lui, des « points de rassemblement abritant un grand nombre de terroristes ». L’état-major a également annoncé des frappes aériennes mardi près de Koutiala, visant, d’après lui, des « positions de groupes terroristes armés ». L’état-major général a confirmé dans son communiqué que ces cibles avaient été traitées « avec succès », sans toutefois établir de lien officiel entre ces frappes et l’attaque présumée du camp de « Dura ».