Politique

L’île Maurice prolonge le couvre-feu par crainte de nouvelles violences

Le gouvernement mauricien a décidé de prolonger le couvre-feu en vigueur dans le pays depuis le début de la semaine. Il restera effectif jusqu’à lundi matin, par crainte d’une reprise des violences et des troubles qui ont secoué plusieurs quartiers les mardi 13 et mercredi 14 octobre 2026. Ces événements ont causé des dégâts considérables aux infrastructures publiques et aux biens privés, tout en plaçant les forces de l’ordre sous une pression intense. Le Premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, a évoqué un lien possible entre ces violences et des réseaux de trafic de drogue. Selon ses déclarations, les enquêtes policières suggèrent l’implication de jeunes individus influencés par ces réseaux et ayant bénéficié de leur financement.

Cette hypothèse survient dans un contexte de tensions sociales croissantes, exacerbées par la hausse du coût de la vie et les difficultés d’accès à l’eau. À cela s’ajoute la colère populaire suscitée par un incident au cours duquel une femme a été blessée par un tir effectué par un policier. Le gouvernement a justifié la prolongation du couvre-feu en s’appuyant sur des informations des services de renseignement, qui n’excluent pas la survenue de nouveaux troubles. Cette situation a conduit les autorités à maintenir les restrictions sécuritaires afin d’éviter toute escalade supplémentaire et de protéger la population ainsi que les biens. Plus tôt dans la semaine, M. Ramgoolam avait déjà indiqué que les enquêtes policières avaient révélé l’implication de jeunes — décrits par les autorités comme étant sous l’influence de réseaux de trafic de drogue et financés par ces derniers — établissant ainsi un lien entre ces réseaux et les émeutes survenues dans le pays.

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L’évocation d’une éventuelle implication de réseaux de trafic de drogue survient alors que les autorités mauriciennes ont annoncé, ces derniers mois, la saisie d’importantes quantités de stupéfiants et l’arrestation de plusieurs suspects liés à ces activités illicites. Toutefois, les autorités n’ont fourni aucun détail précis ni preuve publique établissant un lien direct entre ces réseaux et les récents actes de violence. Ces troubles ont éclaté dans un contexte de mécontentement populaire croissant, alimenté par une forte inflation et une érosion du pouvoir d’achat, auxquelles s’ajoutent des pénuries d’eau dues à la sécheresse, rendant difficile la satisfaction des besoins quotidiens de la population.

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