Politique

Tshisekedi mobilise sa majorité parlementaire après l’annonce officielle de la rébellion de Kabila

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a entrepris sa première démarche politique officielle depuis que l’ancien président Joseph Kabila a pris la tête du « Front pour la refondation de la nation ». Cette initiative témoigne de sa volonté de consolider son soutien politique pour faire face au défi posé par ce nouveau mouvement rebelle, tout en se préparant aux prochaines échéances politiques. Cette démarche intervient après que Joseph Kabila a pris la présidence du « Front pour la refondation de la nation », issu de l’alliance « AFC-M23 ». Pour Tshisekedi, cela équivaut à une décision de l’ancien président de prendre les armes contre l’État qu’il a dirigé pendant 18 ans.

Le président congolais a affirmé que l’attitude de son prédécesseur ne le surprenait pas, précisant avoir reçu, au cours des deux dernières années, des avertissements des services de renseignement concernant les intentions de Kabila, qu’il a accusé de n’avoir jamais été loyal envers son pays. Selon Tshisekedi, la pression militaire et les sanctions imposées aux parties impliquées dans le conflit ont contraint Kigali à dévoiler son jeu, en tentant de donner une apparence « congolaise » à ce qu’il a qualifié d’agression, avec la complicité de l’ancien président congolais. Dans le cadre de ses attaques contre Kabila, Tshisekedi l’a qualifié de « lâche ». Sur le plan interne, Tshisekedi a appelé sa majorité parlementaire à se mobiliser et à préserver sa cohésion, alors même que le gouvernement fait face à des défis intérieurs — notamment une motion de défiance visant le ministre de l’Agriculture, sur fond d’accusations de mauvaise gestion.

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Le président a également insisté sur la nécessité de rationaliser les dépenses publiques et de mener une politique d’austérité, afin de dégager les ressources financières indispensables au soutien de l’effort de guerre dans l’est du pays, tout en garantissant la poursuite des projets que le gouvernement s’est engagé à réaliser durant son mandat présidentiel de cinq ans. Cet appel reflète une volonté de trouver un équilibre entre les impératifs de la confrontation militaire dans l’est du Congo et les engagements du gouvernement en matière de développement, dans un contexte où le conflit exerce une forte pression sur les ressources de l’État ainsi que sur ses priorités politiques et économiques.

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