Politique

Le chef de la MONUSCO discute avec Kabila des moyens de mettre fin au conflit à Goma

James Swan, chef de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), est arrivé à Goma, dans l’est du pays. Il y a tenu une réunion avec les dirigeants du « Front pour la refondation de la nation » (FRN), une nouvelle entité politico-militaire issue de l’« Alliance du fleuve Congo/Mouvement du 23 mars » (AFC/M23), mouvement dirigé par l’ancien président congolais Joseph Kabila. À sa résidence de Goma, Joseph Kabila — apparu vêtu entièrement de noir — a reçu le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, James Swan, en présence des deux vice-présidents du Front, Corneille Nangaa et Bertrand Bisimwa. Les entretiens, qui ont duré plusieurs heures, ont porté sur l’évolution de la situation sécuritaire et politique dans l’est de la République démocratique du Congo, ainsi que sur les moyens de favoriser un règlement pacifique du conflit qui perdure dans la région.

Au cours de la rencontre, M. Swan a souligné « l’importance des processus de paix, du respect du cessez-le-feu et de la recherche d’une solution pacifique au conflit ». Il a insisté sur la nécessité de privilégier les voies diplomatiques et d’éviter toute escalade militaire, dans un contexte marqué par la persistance des tensions entre les parties en conflit. De son côté, le « Front pour la refondation de la nation » a réaffirmé son engagement à respecter les promesses faites par l’« Alliance du fleuve Congo/Mouvement du 23 mars » (AFC/M23) lors des négociations tenues à Doha, au Qatar, le Front se considérant comme le prolongement politique et militaire de ce mouvement. Cependant, ses dirigeants ont conditionné le maintien de cet engagement à l’absence de tout changement constitutionnel dans le pays, avertissant qu’une telle modification entraînerait l’annulation des accords existants.

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Dans le même ordre d’idées, Bertrand Bisimwa a adressé une mise en garde au gouvernement congolais à Kinshasa, affirmant que les rebelles répliqueraient à toute attaque qu’ils attribueraient aux forces gouvernementales. Ces déclarations témoignent de la persistance d’une méfiance entre les parties, en dépit des efforts régionaux et internationaux visant à consolider le cessez-le-feu et à réunir les conditions nécessaires à la reprise des négociations.

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