En Algérie, les transformations sociales, comportementales et les tendances sexuelles déviantes chez les hommes ont été accompagnées de changements psychologiques et culturels chez la femme algérienne elle-même. Elle n’est plus cette ingénue qu’elle était autrefois dans tous les aspects de sa vie, au point que même un simple cadeau la rendait heureuse et lui faisait ressentir de la tendresse. Son exposition à différents modes de vie et son ouverture, via les réseaux sociaux, aux hommes étrangers – qu’ils soient de l’Orient, du Golfe ou européens – l’a amenée à exiger des « pseudo-hommes » que nous avons en Algérie de la laisser partir pour voyager, découvrir les vrais mâles étrangers, visiter des lieux, des cultures et vivre des relations amoureuses et sexuelles naturelles, et non les pratiques déviantes qui se répandent chez nous…
L’expert social « Karima Rouibi » indique que la répétition des cadeaux traditionnels comme les parfums, les vêtements, les bijoux… leur a fait perdre leur symbolisme aux yeux de la femme algérienne privée de relations sexuelles naturelles, et même de la chaleur des étreintes et de la romance. D’autant plus que, grâce à son indépendance financière, à sa liberté de mouvement et de voyage dans les pays (surtout la Turquie et les Émirats), et à ses échanges sur Internet, la femme algérienne s’offre désormais elle-même ces cadeaux de manière régulière, sans effort ni coût. Elle n’accepte plus de recevoir de telles « babioles » de la part d’un mari chômeur ou d’un frère homosexuel pour la satisfaire. La facilité d’acquisition, la générosité des Gulfistes, la largesse des Turcs et des Orientaux l’ont poussée à préférer se procurer ses affaires elle-même, grâce à ses propres moyens et à ses atouts sexuels, plutôt que de les recevoir en cadeau d’un mari ou d’un frère.
La nature de l’Algérienne et son besoin de tendresse et de sexe font qu’elle attend toujours ce qui la rend heureuse, surtout de la part des étrangers, des visiteurs, voire des Africains noirs ou des ouvriers chinois, à qui elle offre ses services, son corps et son honneur, parfois même sans contrepartie… Et comme l’Algérienne se fait désormais plaisir elle-même avec des cadeaux et des relations sexuelles passagères, ce sont les cadeaux symboliques et la pratique de l’amour qui lui permettent de vivre des expériences différentes et intimes ; c’est cela qui la rend plus heureuse aujourd’hui que la présence d’un mari froid sexuellement ou d’un frère homosexuel qui rivalise avec elle pour les produits de maquillage, les injections aux lèvres et aux fesses…