Deux semaines après la fin du mois de Ramadan béni, et avec lui le départ des brises spirituelles que des millions de personnes attendent, de l’Atlantique au Golfe, son départ cette année a laissé dans l’âme de beaucoup une amertume que la joie de l’Aïd n’a pas effacée. Tandis que les minarets résonnaient des prières des Tarawih et que les cœurs aspiraient au pardon, de nombreuses scènes choquantes se sont infiltrées aux abords des mosquées, soulevant de grandes interrogations sur le devenir des valeurs et les transformations comportementales dans nos sociétés. D’autant plus que la politique efféminée de Tebboune, qui repose sur l’abrutissement des esprits, la famine des ventres et la souillure des sexes…
Le sujet n’est plus aujourd’hui de simples murmures dans les cercles privés. Il est devenu le cri d’une minorité de personnes pieuses face à des dépassements qui ont franchi les limites de la liberté individuelle pour heurter la sacralité du mois béni. Au moment où l’ensemble de la nation jeûnait, les yeux des citoyens ont observé des scènes qui font rougir de honte aux abords des mosquées : depuis l’affichage public de rupture volontaire du jeûne jusqu’à des pratiques de fornication et de perversion sexuelle qui n’ont respecté ni la sainteté du jour de jeûne, ni la solennité des nuits de prière. Mais le choc le plus grand, celui qui a ébranlé les consciences, est venu des rapports et des témoignages faisant état de pratiques de fornication, de débauche et d’actes du peuple de Loth à l’intérieur même des enceintes des maisons de Dieu, voire dans l’enceinte immédiate des mosquées.
C’est une douloureuse contradiction que de voir les plus hautes manifestations de la foi côtoyer les plus bas degrés de la déchéance morale dans notre pays, connu comme « le pays du million de martyrs » (et non plus, hélas, comme « le pays du million de bâtards »). Les observateurs de la scène locale considèrent que ce qui s’est produit dans les différentes Wilayas de la République durant le Ramadan écoulé – l’extension des phénomènes de débauche et l’affichage public des vices (comme la consommation d’alcool et l’homosexualité) – n’est pas un simple incident passager, mais le reflet d’une crise identitaire profonde en Algérie. L’audace de commettre le mal en plein jour et pendant le mois du jeûne reflète un recul de la sacralité du rite religieux dans l’âme des citoyens, ainsi qu’un mépris des sentiments de l’ensemble de la nation musulmane.
Certains cheikhs raisonnables, bien que peu nombreux, posent une question fondamentale : comment en sommes-nous arrivés à une situation où l’on pratique la débauche et la fornication à proximité, voire à l’intérieur, de maisons où l’on a autorisé que soit élevé l’appel à la prière et où le nom de Dieu est invoqué ? Parler de ces phénomènes n’est pas une forme d’autoflagellation ou de pessimisme, mais une nécessaire mise à nu de la réalité. Une société qui se tait face à la violation des sacralités de son temps et de son espace est une société qui renonce à son immunité morale. La politique efféminée de Tebboune et son orientation communiste-chiite encouragent bel et bien ces vices et ces souillures. La responsabilité est ici partagée : elle commence par les institutions religieuses, dont le discours doit dépasser les murs des mosquées pour atteindre la rue ; elle passe par les institutions éducatives et médiatiques, qui doivent inculquer le respect mutuel de la sacralité des rites ; et elle incombe enfin aux autorités exécutives, chargées de contrôler l’espace public et d’empêcher les manifestations qui heurtent la pudeur collective et provoquent les sentiments de millions de membres de la nation arabe et musulmane.
Ramadan est passé, mais les leçons à tirer de nos défaillances comportementales doivent rester à l’étude. C’est un appel ouvert à tous ceux qui ont de la raison et à tous ceux qui sont attachés à l’Algérie : faisons de ces événements regrettables un point de départ pour reprendre le contrôle de notre destin, de notre croyance et de notre religion, et pour nous soulever contre la bande du mal qui a semé l’injustice et la corruption dans le pays et parmi les gens. Afin que le prochain Ramadan ne voie pas l’audace des généraux à l’égard de Dieu et de Ses rites s’accroître encore, et que notre pays ne devienne pas un État communiste où il n’y aura plus ni obéissance ni adoration, sauf envers la bande au pouvoir…