Quatre personnes, dont un mineur, ont été tuées mercredi dans un immeuble du bidonville de Delft, à 25 kilomètres au sud-est du Cap, en Afrique du Sud. La police soupçonne un règlement de comptes entre gangs. Le porte-parole de la police, André Trout, a déclaré jeudi que les corps des quatre victimes, âgées de 13, 28, 40 et 41 ans, avaient été retrouvés dans un bâtiment adjacent. La même source a confirmé que les quatre victimes étaient décédées de blessures par balle à la tête, ce qui laisse penser à une exécution sommaire. Selon les premiers éléments de l’enquête, deux hommes non identifiés sont entrés dans l’immeuble et ont ouvert le feu sans sommation avant de prendre la fuite à pied.
L’unité anti-gangs a ouvert une enquête et la police poursuit ses recherches pour retrouver les suspects. La semaine dernière, une femme de 38 ans et son fils de 12 ans ont été tués dans le même secteur lors d’une fusillade qui a également fait quatre blessés. Le quartier de Delft, tristement célèbre pour ses violences liées aux gangs, affiche régulièrement les taux de criminalité et d’homicides les plus élevés d’Afrique du Sud. Cette zone est également en proie à de violents conflits alimentés par la rivalité entre trafiquants de drogue, notamment des affrontements nocturnes, des assassinats et des conflits sanglants entre associations de taxis qui se disputent le contrôle des axes de transport.