Dans le cadre des efforts déployés par l’État pour renforcer l’application des décisions de justice, le procureur général a pris une décision instaurant une interdiction de voyager et un système de surveillance des arrivées pour les personnes refusant de verser une pension alimentaire, cette décision constitue une nouvelle étape dans la lutte contre le phénomène de la fraude à la pension alimentaire, qui représente un défi social et juridique majeur affectant directement la stabilité des familles, notamment celle des femmes et des enfants. Cette décision a suscité de vifs débats parmi les juristes et les experts sociaux, dont les avis divergent quant à son efficacité dissuasive.
Si certains la considèrent comme un outil essentiel pour garantir l’application des décisions de justice et protéger les groupes les plus vulnérables, d’autres mettent en garde contre ses répercussions juridiques et humanitaires. Le débat reste ouvert quant à la meilleure façon de concilier application de la loi et préservation des droits fondamentaux. Dans ce contexte, l’avocat Mohamed Rashwan a déclaré à Al-Arabiya.net et Al-Hadath.net que la décision du procureur général constitue une étape importante vers un renforcement des procédures d’exécution des décisions de justice, garantissant ainsi la préservation des droits des personnes concernées, notamment dans les affaires familiales relatives à la pension alimentaire. Maître Rashwan a expliqué que cette décision fait suite aux directives du Président concernant la modification du Code du statut personnel.
L’objectif est d’étudier et de mettre en œuvre concrètement les mécanismes prévus par la loi afin de mieux protéger les familles égyptiennes et de garantir les droits des enfants en cas de divorce, en particulier en ce qui concerne la pension alimentaire, qui est un droit fondamental. Il a ajouté que ce durcissement des mesures relatives à la pension alimentaire représente une garantie essentielle pour les droits des enfants et des femmes divorcées. Il témoigne de la volonté de l’État d’empêcher les personnes tenues par une décision de justice de se soustraire à leurs obligations financières ou de les retarder, ce qui pourrait nuire directement aux enfants et aux familles.