Société

Algérie : Des influenceurs des réseaux sociaux arrêtés pour « contenu indécent »

Les forces de sécurité algériennes ont arrêté ces derniers jours une influenceuse TikTok connue sous le nom de « Firdoussa », « pour avoir publié une vidéo contenant des propos injurieux envers une institution publique et des gestes indécents sur les réseaux sociaux », selon un communiqué des autorités. Deux autres créateurs de contenu TikTok ont également été arrêtés à Ali Mendjeli, dans la province de Constantine (à 400 kilomètres à l’est d’Alger), « pour publication de contenu indécent et indécent ». La police de Constantine a déclaré qu’« après avoir constaté la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos au contenu indécent et indécent, l’unité de police judiciaire du district de sécurité d’Ali Mendjeli a ouvert une enquête ».

Nombreux sont ceux qui ont salué l’action des forces de l’ordre, soulignant que « les réseaux sociaux sont comme la rue ; les mêmes règles s’appliquent aux utilisateurs comme aux piétons ». D’autres ont ajouté : « Il est étrange que certaines personnes se permettent de commettre des infractions légales et morales, comme si la communication était hors de tout contrôle ». Pour sa part, l’experte juridique Farida Belhoul a déclaré : « La plus grande menace pour les utilisateurs des réseaux sociaux, les influenceurs et les créateurs de contenu réside dans l’ignorance, par nombre d’entre eux, des lois, tant générales que de celles régissant les plateformes de médias sociaux. Cela les conduit à commettre de graves infractions ».

Mme Belhoul a ensuite expliqué : « Tout ce qui est considéré comme illégal dans la vie courante l’est également en ligne. On ne peut pas commettre des infractions simplement parce qu’on est derrière ses écrans et qu’on les juge normales». Elle a également souligné que « les peines pour cybercriminalité en droit algérien peuvent aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement, en plus d’amendes substantielles, conformément aux amendements de 2018 au Code pénal et à la législation sur la cybercriminalité». Selon Mme Belhoul, ces infractions incluent « la diffamation, le chantage, la publication de contenu indécent et le soutien à des organisations terroristes, que ce soit par l’adhésion ou par des interactions avec elles».

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