Dans une décision qualifiée d’« historique », le président français Emmanuel Macron a récemment ratifié une loi établissant un cadre juridique souple pour la restitution des antiquités et œuvres d’art pillées durant la période coloniale. Cette loi couvre la période de 1815 à 1972 et vise à ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre Paris et les pays africains ayant subi le colonialisme français. Se pose alors la question de savoir si l’Égypte pourra bénéficier de cette loi pour récupérer les artefacts exportés illégalement.
Dans ce contexte, le Dr Zahi Hawass, ancien ministre égyptien des Antiquités et égyptologue de renom, a affirmé que la ratification de cette loi constituait une avancée positive, même si elle ne s’applique pas à l’Égypte. Toutefois, dans des déclarations à Al-Arabiya.net/Al-Hadath.net, il a estimé que la France méritait des remerciements et des marques de reconnaissance pour avoir reconnu le droit des pays africains à recouvrer leur patrimoine culturel et civilisationnel. Il a expliqué que l’Égypte a besoin de la France pour récupérer le planétarium du Zodiaque, l’un des plus célèbres vestiges pharaoniques exposés au musée du Louvre. Il a ajouté être en contact avec un avocat de renom afin d’engager des poursuites judiciaires et d’étudier la nouvelle loi en vue de son application à la récupération du dôme.
Il a également exprimé l’espoir que la restitution du dôme et son exposition au Grand Musée Égyptien soient imminentes. Il a affirmé que le Caire met tout en œuvre pour récupérer ces vestiges, considérant cela comme un droit historique légitime et une obligation culturelle et morale visant à restituer le patrimoine dans son contexte civilisationnel d’origine. Il convient de noter qu’environ 55 000 vestiges égyptiens se trouvent en France, selon les estimations officielles et les études de certains experts en archéologie.