Le tribunal correctionnel de Bir Mourad Raïs, à Alger, a examiné l’affaire d’une femme qui a agressé son mari en raison de son impuissance et de son incapacité à subvenir aux besoins du foyer. Lors de l’audience, l’accusée (L.H) a fait appel du jugement par défaut prononcé contre elle, la condamnant à un an d’emprisonnement et à une amende de 100 000 dinars algériens. Ce jugement faisait suite à une plainte déposée par son mari (Z.A), qui l’accusait de l’avoir frappé au doigt avec un couteau de cuisine pendant son sommeil.
Lors de sa comparution, l’accusée a nié les faits, affirmant ne pas l’avoir frappé et être toujours sous sa tutelle. Elle a également déclaré que son mari refusait de se présenter au tribunal pour retirer sa plainte. Elle a par ailleurs affirmé qu’une altercation verbale avait éclaté entre eux en raison de sa faiblesse sexuelle et de ses besoins domestiques, et qu’elle ne l’avait pas frappé. De son côté, la défense a soutenu que la plainte déposée contre leur client était malveillante, qu’il était cordonnier et que c’était lui qui s’était blessé au doigt et l’avait accusée de l’avoir frappé, le parquet a requis une peine de six mois d’emprisonnement et une amende de 50 000 dinars algériens. Le juge a fixé la date du prononcé du verdict à l’audience du 8 juin.