L’Algérie a interdit les célébrations de remise de diplômes (licence, master et doctorat) sur les campus universitaires, notamment la distribution de friandises, l’utilisation de feux d’artifice et de pétards, cette mesure a déclenché un débat parmi les étudiants et les professeurs. Le ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a publié des directives stipulant que « des mesures strictes seront prises pour assurer le bon fonctionnement des campus universitaires ». Ces directives interdisent également « la réservation d’amphithéâtres pour les soutenances de thèses de licence et de master ». De plus, elles interdisent « d’introduire des friandises ou des boissons de toute nature dans les locaux universitaires » et « la présence de jeunes enfants à l’université lors des soutenances de thèses, limitant à cinq le nombre de proches présents par étudiant ».
Les directives interdisent également « l’organisation de toute célébration dans les amphithéâtres ou les espaces administratifs et pédagogiques de l’université ». De plus, il est interdit « d’apporter ou d’utiliser des feux d’artifice, des pétards et des fusées éclairantes sur le campus, de diffuser de la musique, de faire du bruit de quelque nature que ce soit, et même d’offrir des cadeaux aux membres du jury d’examen ». Ces instructions sont tombées au moment où les étudiants soutenant leur thèse célèbrent généralement l’événement en invitant leurs familles et leurs amis à partager la joie et le souvenir de l’obtention de leur diplôme universitaire. Cette décision a suscité un débat au sein de la communauté universitaire et parmi les Algériens en général. Nombreux sont ceux qui estiment qu’il est approprié de limiter les pratiques qui nuisent au prestige du campus, institution académique et scientifique, et non lieu de festivités.
D’autres, en revanche, ont jugé cette décision excessive, d’autant plus que les personnes concernées sont des étudiants dont le statut universitaire les empêche de participer à des célébrations susceptibles de ternir l’image de l’université. À ce sujet, l’expert en éducation Ammar Belhassen a déclaré : « L’université est en droit de décider de ce qu’elle juge le plus approprié pour préserver le caractère académique de ses espaces, tout comme les étudiants sont légitimement disposés à immortaliser cet événement important de leur parcours universitaire».