Une vidéo largement diffusée a provoqué l’indignation en Tunisie après avoir filmé une troupe de danse exécutant un numéro à cheval lors d’une fête de mariage. L’animal est accusé d’être soumis à un stress et à des mauvais traitements à des fins de divertissement. La vidéo montre une troupe de danse exécutant des numéros folkloriques avec des chevaux lors d’un mariage, avant qu’un cheval ne soit jeté à terre et laissé gisant au sol. Un membre de la troupe monte alors sur son ventre et danse dessus, tandis que des personnes se rassemblent autour, que la musique continue et que certains invités applaudissent.
Cette scène a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et relancé le débat sur l’exploitation des animaux lors des spectacles et des festivités. Les organisations de protection animale considèrent cet acte comme de la maltraitance et des mauvais traitements infligés à un animal utilisé à des fins de divertissement et de spectacle, et exigent une enquête et des mesures pour empêcher que de telles pratiques ne se reproduisent. Dans ce contexte, l’Association tunisienne pour la protection des animaux a condamné, dans un communiqué, l’utilisation d’un cheval lors d’une célébration de mariage et sa transformation en moyen de divertissement au détriment de sa santé et de sa dignité. L’association a estimé que la récurrence de tels incidents témoigne de l’absence de lois dissuasives garantissant la protection des animaux contre toute forme de maltraitance.
De son côté, l’Association Al-Rahma pour la protection des animaux a annoncé qu’elle se préparait à porter plainte à ce sujet, confirmant que les vidéos diffusées révélaient des pratiques qui nécessitent l’intervention des autorités et la mise en œuvre des mesures légales nécessaires. La présidente de l’association, Jamila Ammar, a déclaré aux médias que de tels spectacles n’avaient aucune valeur divertissante, s’interrogeant sur l’intérêt d’épuiser un cheval et de le surcharger de poids excessifs lors d’une occasion censée être une fête, elle a également insisté sur la nécessité de réviser la législation relative à la protection animale, jugeant les textes actuels obsolètes et déconnectés de la réalité, et a plaidé pour l’adoption de sanctions plus dissuasives afin d’endiguer de tels abus.