Le Sénégal a connu une grève générale de 24 heures, lancée par le Front des syndicats pour la défense des travailleurs (FSDT), dans un contexte de tensions persistantes avec les autorités concernant la réforme du droit du travail, les licenciements dans les institutions publiques et la hausse du coût de la vie. Cette grève fait suite à l’échec d’une nouvelle série de négociations avec le ministère de la Fonction publique. La grève a perturbé le fonctionnement de plusieurs services publics : les transports en commun, les tribunaux et certains hôpitaux publics ont fonctionné au ralenti. Le Front des syndicats, qui regroupe 12 syndicats, a annoncé une participation à la grève d’environ 75 % à l’échelle nationale.
Les syndicats ont affirmé que les récentes négociations n’avaient pas permis de réaliser des progrès suffisants, malgré les manifestations qui ont eu lieu dans tout le pays début avril et le 1er mai. Ils ont notamment pointé du doigt le désaccord persistant concernant le projet de réforme du droit du travail. Les syndicats rejettent la proposition du gouvernement d’étendre la durée des contrats de travail à durée déterminée à quatre ans au lieu de deux, avec possibilité de renouvellement. Ils estiment que cette modification porte atteinte aux droits des travailleurs et exigent son retrait. Les syndicats continuent de protester contre les licenciements survenus dans plusieurs secteurs, les qualifiant d’injustes et exigeant la réintégration d’environ trois mille employés licenciés des institutions publiques et des entreprises.
Les syndicats réclament également des mesures urgentes pour freiner la hausse du coût de la vie et améliorer les conditions socio-économiques des travailleurs. Ils ont averti qu’ils intensifieraient leurs actions syndicales et organiseraient de nouvelles grèves si le gouvernement ne répond pas à leurs demandes. Le gouvernement et les syndicats devraient reprendre les négociations dans les prochains jours afin de tenter de parvenir à un accord qui mettrait fin à la crise grandissante entre les deux parties.