Société

La sécheresse frappe les greniers à blé du Soudan, menaçant le porridge et la kisra

La saison agricole du Soudan est confrontée à un nouveau coup dur : la baisse des précipitations et la sécheresse qui s’étend aux principaux États producteurs de denrées alimentaires surviennent alors que le pays est déjà aux prises avec une pénurie de pain et une flambée des prix alimentaires. Après plus de trois ans de guerre qui ont gravement endommagé les chaînes de production et d’approvisionnement, la rareté des pluies menace désormais les cultures vivrières essentielles dont dépendent des millions de Soudanais, notamment le sorgho, utilisé pour la préparation du porridge et de la kisra (une sorte de pain plat), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis en garde contre les conséquences de la sécheresse, soulignant que les précipitations entre juin et mi-août 2026 étaient inférieures d’environ 20 % à la moyenne de long terme à Sennar et de 30 % à Gedaref.

Mais le chiffre le plus alarmant n’est pas la quantité de pluie, mais plutôt les dégâts causés aux terres elles-mêmes. Une grave sécheresse a touché jusqu’à 70 % des terres cultivées à Gedaref et 40 % à Sennar. Ces chiffres sont particulièrement préoccupants dans un pays où des millions de familles dépendent des céréales produites localement. Gedaref est la principale région productrice de sorgho au Soudan, et toute baisse de sa production n’est pas seulement un problème local ; elle peut avoir des répercussions sur les marchés céréaliers et les prix alimentaires dans d’autres régions du pays. Le sorgho occupe une place de choix dans l’alimentation soudanaise, notamment dans les zones rurales et dans les régions du centre, de l’est et de l’ouest du pays, où il entre dans la composition de l’« asida » et de la « kisra », et constitue une alternative essentielle au pain.

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Cette culture est l’une des plus importantes du Soudan, tant en termes de superficie cultivée que de production totale, et est pratiquée aussi bien en zones irriguées qu’en zones pluviales. Sa valeur dépasse le cadre de la consommation humaine, car les résidus de récolte servent à nourrir le bétail et les animaux de trait, ce qui en fait un maillon essentiel du cycle alimentaire et des moyens de subsistance des familles d’agriculteurs et d’éleveurs.

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