Société

Femmes algériennes mariées à des étrangers : les autorités recherchent des trafiquants d’êtres humains

Ces deux derniers jours, les autorités sécuritaires algériennes ont ouvert une enquête sur les mariages de femmes algériennes avec des étrangers, qualifiant ces actes de « trafic de migrants et de traite d’êtres humains ». Elles ont ordonné des poursuites contre les personnes impliquées dans ces escroqueries, consistant à promettre à ces femmes le mariage avec des hommes turcs. Dans ce contexte, les services de sécurité de la Wilaya de Relizane (à 303 kilomètres à l’ouest d’Alger) ont récemment publié un communiqué appelant « toute personne, victime ou témoin, à se manifester concernant ces femmes algériennes mariées à des ressortissants turcs par une femme actuellement recherchée ».

Ils ont également insisté sur la nécessité de « se rendre au parquet du tribunal de Zemoura, aux services de sécurité de la wilaya de Relizane (service de police judiciaire de la Wilaya, unité de lutte contre le trafic de migrants et la traite d’êtres humains), ou au commissariat de police le plus proche, partout en Algérie, afin de déposer plainte ou de témoigner dans cette affaire ». À ce sujet, l’expert social Youssef Ben Mourad a déclaré : « Ce type d’escroquerie exploite les émotions et utilise des histoires apparemment plausibles pour piéger les victimes. Il s’attaque au désir des Algériennes et des jeunes femmes d’épouser des étrangers, que ce soit par admiration, par envie de voyager et d’améliorer leur situation financière, ou pour d’autres raisons».

Il a ajouté : « Une fois que l’escroc a contacté sa victime, que ce soit directement ou via les réseaux sociaux, il lui présente un avenir idyllique avec un mari étranger et cherche le meilleur moyen de la convaincre de payer pour réaliser ce rêve, sous prétexte de couvrir les frais de voyage ou de verser une commission à l’intermédiaire». Ben Mrad a plaidé pour que le mariage soit considéré comme une démarche humanitaire et non purement matérialiste, soulignant que « deux personnes ne peuvent s’engager dans une relation uniquement pour un gain matériel, qu’il s’agisse de voyages, d’argent ou autre ».

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