Le Botswana, premier producteur de diamants en Afrique, a annoncé le lancement d’un nouveau programme qui accorde la citoyenneté aux investisseurs étrangers en échange d’une contribution financière débutant à 75 000 dollars américains. Le programme, officiellement appelé « Impact Investment Program », doit entrer en vigueur officiellement au début de l’année 2026. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie gouvernementale visant à diversifier l’économie du pays, qui reste trop dépendante des exportations de diamants (représentant environ un tiers du PIB) et qui connaissent un déclin ces dernières années.
Selon les informations officielles, les demandeurs doivent verser une contribution gouvernementale non remboursable comprise entre 75 000 et 90 000 dollars, auxquels s’ajoutent les frais d’examen, de vérification et de due diligence. Le coût total avoisine ainsi les 90 000 dollars ou plus, selon la taille de la famille. Le programme fonctionnera sur la base d’un système de quotas limités, et les candidatures seront ouvertes après l’adoption définitive des textes législatifs au début de 2026. Dès la phase de pré-inscription, l’intérêt a été très fort : la plateforme gouvernementale a enregistré 464 demandes d’intérêt provenant de 77 pays au cours de la première semaine. Les pays les plus représentés sont l’Inde, les États-Unis, l’Afrique du Sud, le Pakistan, le Nigeria et le Zimbabwe. De nombreux candidats souhaitent inclure leur famille, ce qui témoigne de l’attractivité du programme pour ceux qui recherchent une stabilité à long terme.
Ce programme marque un tournant majeur dans la politique du Botswana concernant la double nationalité : il permettra aux investisseurs de conserver leur nationalité d’origine tout en acquérant la citoyenneté botswanaise, alors que le pays imposait auparavant des restrictions très strictes sur la pluralité des nationalités. Avec cette décision, le Botswana rejoint ainsi d’autres pays africains ayant mis en place des programmes de « citoyenneté par investissement », tels que l’Égypte, la Sierra Leone ou Sao Tomé-et-Principe, où les contributions demandées varient généralement entre 90 000 et 250 000 dollars.