Al-Qaïda a revendiqué la responsabilité de la mort de sept soldats burkinabés et de miliciens alliés, tués vendredi lors d’attaques terroristes dans le nord du Burkina Faso, pays d’Afrique de l’Ouest en proie à l’insécurité depuis plus d’une décennie. Le groupe a revendiqué ces attaques dans un communiqué publié par Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), une alliance de brigades et de groupes armés affiliés à Al-Qaïda au Sahel. Le JNIM est particulièrement actif au Mali, au Niger et au Burkina Faso, et a récemment étendu son influence au Togo, au Bénin et au Nigeria.
Dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux, le groupe a revendiqué la responsabilité de la mort de sept soldats burkinabés lors de deux opérations distinctes. Le groupe a également revendiqué la mort de trois miliciens burkinabés et la saisie de deux mitrailleuses et d’autres équipements lors d’une attaque contre un poste militaire à Barani, dans la région de Dédougou, au nord-ouest du pays, non loin de la frontière malienne. Il a par ailleurs affirmé avoir tué quatre soldats burkinabés et s’être emparé de quatre mitrailleuses et d’autres équipements lors d’une embuscade près de la ville de Sebia, dans la région de Seyni, au nord-est du pays, à la frontière nigérienne.
L’influence d’Al-Qaïda au Burkina Faso s’étend désormais à de vastes zones du nord, où l’organisation terroriste dispose de ses bastions traditionnels, tandis que son emprise se propage également à l’est et à l’ouest, avec une nouvelle expansion vers le sud, notamment le long de la frontière ivoirienne. Plusieurs rapports indiquent qu’Al-Qaïda contrôle environ 40 % du Burkina Faso, tandis que l’État islamique au Sahel (EI-Sahel), connu dans les milieux sécuritaires et médiatiques sous le nom d’EI-Sahel, contrôle d’autres zones, notamment dans le nord-est du pays, où se situe le triangle frontalier avec le Niger et le Mali, parallèlement, l’EI-Sahel a perpétré une série d’exécutions dans l’est du Burkina Faso, visant des populations locales. Le groupe a également exécuté trois combattants de Jama’at Nasr al-Islam wal Muslimin (JNIM), une organisation affiliée à Al-Qaïda, dans le cadre du violent conflit qui oppose les deux organisations terroristes pour le contrôle des ressources de la région.