Economie

La KNCCI ouvre son premier bureau de liaison à Dubaï pour protéger les exportateurs kenyans

La Kenya National Chamber of Commerce and Industry (KNCCI) a lancé son premier bureau de liaison à Dubaï, aux Émirats arabes unis (EAU), marquant une étape importante dans la protection et l’autonomisation des entreprises kenyanes au Moyen-Orient. Le lancement, qui s’est tenu à l’hôtel Radisson Blu de Nairobi, introduit un cadre dédié pour atténuer les risques commerciaux croissants qui coûtent chaque année des milliards de shillings aux exportateurs kenyans. Les Émirats arabes unis sont actuellement la 5e plus grande destination d’exportation du Kenya, avec des volumes commerciaux atteignant 401,5 millions de dollars américains en 2023. Cependant, cette croissance est éclipsée par des pertes importantes.

Lors du lancement, le président de la KNCCI, le Dr Erick Rutto, a souligné une « réalité préoccupante », notant que le seul secteur de l’élevage subit des pertes annuelles de 6 milliards de shillings dues à des exportations non payées. « Nous ne permettrons plus que les exportateurs kenyans soient exploités », a déclaré le Dr Rutto. « Les pertes documentées, y compris 156 conteneurs de produits frais perdus chaque année au profit d’importateurs malhonnêtes, sont inacceptables et non durables. Ce bureau de Dubaï représente notre engagement à inverser la tendance en fournissant des renseignements en temps réel et un mécanisme de réponse rapide pour engager directement les autorités des EAU en cas de litiges ».

Ajoutant à l’urgence technique de cette mission, M. Salat Ali, président du bureau KNCCI de Dubaï, a présenté une communication intitulée « Récupérer et protéger vos exportations ». Il a détaillé la nouvelle gamme d’outils de protection commerciale de la Chambre, conçus pour vérifier les acheteurs et sécuriser les contrats. M. Ali a souligné que le bureau servira de « guichet unique » pour les exportateurs kenyans, leur permettant d’accéder à des réseaux d’acheteurs vérifiés et à une défense juridique, afin que le « rêve d’exportation » ne se transforme pas en cauchemar financier. L’événement a également mis en lumière l’énorme potentiel inexploité sur le marché du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

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