Société

Deux Ougandaises arrêtées pour s’être embrassées en public

La police ougandaise a arrêté deux femmes, âgées d’une vingtaine d’années, après que des voisins les ont vues s’embrasser à l’extérieur, un acte criminalisé par la loi anti-homosexualité du pays. Dans un communiqué publié mardi, la police a indiqué que les deux femmes avaient été placées en garde à vue le mercredi 18 février à Arua, ville du nord-ouest de l’Ouganda. Les autorités ont précisé que des voisins les avaient photographiées avant d’alerter la police. Les deux femmes restent en détention sans accès à un avocat, selon l’AFP. La loi du pays prévoit des peines sévères, notamment la prison à vie, pour les relations homosexuelles et la peine de mort pour les cas qualifiés d’« aggravés ».

La police a été alertée par des voisins qui ont déclaré que les deux femmes avaient eu des relations homosexuelles, rapporte l’AFP. « Des voisins ont contacté la police, se plaignant que les deux personnes pratiquaient l’homosexualité et s’embrassaient en public », a déclaré à l’AFP la porte-parole de la police locale, Josephine Angucia. Elle a ajouté que les voisins avaient fourni des photos montrant, selon eux, les deux personnes s’embrassant ouvertement. Mme Angucia a ajouté que des habitants avaient également signalé avoir vu des groupes de femmes se rendre au domicile du couple, un logement d’une seule pièce, et y passer la nuit, ce qui, selon eux, indiquait des rencontres entre personnes du même sexe. Elle a précisé que le dossier avait été transmis au parquet pour examen et d’éventuelles poursuites judiciaires.

La police accuse le couple, un artiste de 22 ans et une jeune femme de 21 ans sans emploi, d’avoir eu une conduite qu’elle qualifie de sexuelle et affirme qu’ils vivaient ensemble depuis l’année dernière. La loi ougandaise contre l’homosexualité est parmi les plus sévères au monde, les personnes reconnues coupables encourent la prison à vie pour des relations homosexuelles consenties, tandis que celles reconnues coupables de cas « aggravés », notamment en cas de récidive ou d’actes impliquant des mineurs ou des personnes vulnérables, encourent la peine de mort. Cette législation a suscité la condamnation des gouvernements occidentaux et des organisations de défense des droits humains.

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