Politique

Les enjeux cachés de l’attaque armée contre l’aéroport international de Niamey

Des sources bien informées au Niger ont révélé les enjeux cachés de l’attaque armée qui a visé l’aéroport international de Niamey et la base aérienne 101 tôt jeudi matin. Selon ces sources, l’opération n’était pas une simple démonstration de force de la part de groupes armés, mais une véritable opération chirurgicale ciblant une cargaison stratégique d’uranium contesté. Les sources expliquent que l’attaque a été soigneusement planifiée pour coïncider avec la présence à l’aéroport d’une importante cargaison d’uranium, probablement destinée à la Russie. Cette cargaison faisait l’objet d’un vif différend international, la France protestant fermement et affirmant que son contenu appartenait à la société Areva (aujourd’hui Orano), contrainte de quitter le Niger.

Cette attaque se situe ainsi au cœur de la lutte d’influence entre Moscou et Paris pour les ressources énergétiques du Sahel. Les sources citent des documents et des informations indiquant que les autorités nigériennes étaient en état d’alerte maximale depuis deux semaines avant l’attaque. Elle a expliqué que le vendredi 16 janvier 2026, l’Autorité de l’aviation civile (ANAC) avait tenu une réunion d’urgence avec tous les services de sécurité (police, douanes, gendarmerie et renseignement) afin de faire face à ce que les services de renseignement qualifiaient d’« attaque terroriste imminente » contre l’aéroport. Les documents indiquent que les services de renseignement avaient averti qu’une unité commando appartenant au groupe Jama’at Nasr al-Islam, affilié à Al-Qaïda, se cachait dans la zone aéroportuaire, à proximité de cette infrastructure vitale.

Elle a ajouté que les vols de drones s’étaient intensifiés de manière sans précédent au-dessus de Niamey, dans ce que des sources locales décrivaient comme un climat de « paranoïa sécuritaire » de la part du régime du général Tiéyane, mais que l’attaque avait confirmé ces craintes. Elle a souligné que le scénario de « Bamako » se répète, tant dans son exécution que dans ses auteurs, reflétant les tactiques du groupe « Jamaat Nusrat al-Islam », affilié à Al-Qaïda, qui avait déjà perpétré une attaque similaire contre l’aéroport militaire de Bamako et l’académie de gendarmerie au Mali le 17 septembre 2024.

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