Les grands développements sur la scène politique internationale depuis le début de cette nouvelle année 2026 ont conduit de nombreux analystes politiques à prédire l’apparition de nouveaux États, parmi lesquels un État du « Sud de l’Algérie ». Cela s’explique par le conflit entre les ailes du pouvoir dans le pays, ce qui a poussé de nombreux responsables algériens à déclarer à plusieurs reprises que Tindouf n’est plus une Wilaya algérienne, mais s’est transformée en un État indépendant sous l’administration du Front Polisario, avec l’accord implicite des généraux, en particulier de la « mère nourricière », le général Chengriha, qui a donné le nom d’État du « Sud de l’Algérie » à cette nouvelle entité.
Mais avant tout, il faut revenir en arrière pour comprendre les choses, après que tous les pays voisins se soient plaints de l’Algérie (Libye, Niger, Mali, Mauritanie et Maroc) en raison de sa propagation du chaos, du terrorisme, du trafic d’êtres humains et de drogue dans la région, de nombreux rapports internationaux ont confirmé que les pays occidentaux, en tête desquels la France, les États-Unis et la Russie, souhaitent la création de nouveaux États dans le sud algérien afin de stopper les activités terroristes et criminelles dans la région. Cela coïncide avec le démantèlement par le président Trump de l’Agence américaine pour le développement international (USAID), ce qui ouvrira la voie à la Chine pour intervenir dans de nombreuses zones.
Les rapports ont poursuivi en indiquant que personne n’avait anticipé que Trump effectuerait ces changements radicaux dans la politique étrangère américaine avec une telle rapidité, en s’éloignant du chemin tracé après 1945. Victoria Coates, vice-présidente pour la sécurité nationale et la politique étrangère à la fondation conservatrice Heritage, a déclaré que ce n’est pas que Trump ait abandonné le système d’après la Seconde Guerre mondiale, mais que la réalité est que nous ne vivons plus à l’ère d’après-guerre mondiale, que nous devons accepter que le paysage géopolitique a changé et que d’autres États apparaîtront à l’horizon, surtout en Afrique. De même que le grand Soudan a été divisé, les États aux vastes territoires seront divisés.
Et c’est là le cœur du problème : tout le monde en Algérie sait que les habitants des Wilayas sahariennes du sud de notre pays sont des citoyens de quatrième catégorie, qui subissent la marginalisation et l’injustice, et mènent une vie primitive. Ils constituent une bombe à retardement qui peut exploser à tout moment, faite de dynamite mélangée à la situation tragique et primitive qui les entoure. La situation dans le sud algérien résulte d’une mauvaise planification et d’une mauvaise gestion administrative et politique, dont les habitants du sud sont les victimes. Le vase a débordé, leur colère a monté, leur patience s’est épuisée, et ils se sont soulevés pour réclamer leurs droits confisqués, devenus des rêves platoniciens pour eux.
Mais personne ne répond, aucun gouvernement ne les écoute, ces gouvernements impuissants depuis l’indépendance formelle vis-à-vis de la France à réaliser ne serait-ce qu’un hôpital pour les habitants, afin de leur éviter de se déplacer jusqu’à la capitale pour se soigner. Sans parler du secteur éducatif : les enfants doivent parcourir des dizaines de kilomètres pour atteindre l’école, ce qui a poussé de nombreux parents à retirer leurs enfants de l’école, en particulier les filles. À cela s’ajoutent la privation d’usines et d’infrastructures de base, ainsi que la fermeture des portes aux investissements susceptibles de réduire le chômage, qui pousse les jeunes du sud à s’exiler dans leur propre pays.
Les causes se sont multipliées et les problèmes se sont aggravés : problèmes de logement, chômage, pourrissement du secteur de la santé et des services, coupures répétées d’électricité, réseaux téléphoniques faibles dans certaines zones et quasi inexistants dans d’autres. C’est une honte et un crime immense que notre pays dépende du pétrole et du gaz du Sahara pour 95 % de ses exportations économiques depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui, tout en imposant à ses habitants une vie qui ne diffère guère de l’ère préhistorique. Les projets de développement et économiques promis par l’État dans cette région sont restés lettre morte et n’ont pas été réalisés ; certains ont été lancés mais sont restés inachevés au milieu du chemin.
Quant aux fonds de soutien, les régions du sud en bénéficient au compte-gouttes, car une grande partie de ces fonds va ailleurs que vers leurs objectifs réels, en raison de l’absence de contrôle et de compétences permettant d’obtenir le changement escompté. C’est pourquoi tout le monde est d’accord, avec le soutien des États-Unis, pour que le sud revendique son indépendance vis-à-vis du régime des généraux, qui acceptera sans conditions.