La région du Sahel, en Afrique, subit un changement climatique rapide qui bouleverse la vie de ses habitants. Depuis la sécheresse et la famine de 1968-1975, suivies de désertification et d’inondations, la région est en proie à des crises successives. Les sources d’eau se sont asséchées, la végétation a considérablement diminué et l’agriculture pluviale, essentielle à la subsistance des populations, est fortement compromise. Il en résulte des vagues de déplacements de population et des conflits intercommunautaires, notamment entre éleveurs et agriculteurs. Les conflits liés aux pâturages et à l’eau ont dégénéré en conflits ethniques et religieux, puis en guerre ouverte.
Les Nations Unies alertent sur le risque de conflits armés et de déplacements de population pendant des décennies dans la région du Sahel, conséquences de la hausse des températures, de la raréfaction des ressources et de l’insécurité alimentaire. Inondations, sécheresses et vagues de chaleur dévastatrices réduisent l’accès à l’eau, à la nourriture et aux moyens de subsistance, aggravant ainsi le risque de conflit. Bien que les pays industrialisés soient les principaux responsables du réchauffement climatique et des changements climatiques extrêmes, et malgré le fait que la contribution de l’Afrique aux émissions de gaz à effet de serre ne représente que 4 % du total mondial, les pays africains figurent parmi les plus durement touchés par les conséquences catastrophiques du changement climatique. Ces conséquences incluent le déclin de la riche biodiversité africaine, l’aggravation de l’insécurité alimentaire, les déplacements de population et les migrations, ainsi que les conflits fonciers.
La région du Sahel en Afrique a connu de fortes fluctuations climatiques, qui se sont intensifiées au cours des deux dernières décennies. Parmi les manifestations les plus marquantes, on peut citer :
Hausse des températures et vagues de chaleur :
En 2025, la région du Sahel en Afrique a enregistré des températures record et des vagues de chaleur exceptionnelles. La région est classée parmi les plus vulnérables aux effets du changement climatique au monde, tandis que des pays comme le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et le Nigéria ont enregistré des températures de 0,7 à 1,5 degré Celsius supérieures à la moyenne.