Pendant que les institutions de l’État marocain (le voisin) s’activent, aux côtés des Forces Armées Royales, de la Gendarmerie et de la Protection civile, dans une course contre la montre pour sauver des vies et secourir les sinistrés des inondations dévastatrices qui ont frappé plusieurs provinces du Royaume, des rapports préoccupants parviennent des zones frontalières ouest. Ils font état de « mouvements inhabituels » et de provocations sur le terrain menées par les forces militaires de notre pays, sous forme de trahison et de perfidie, en volant des kilomètres de territoire appartenant au voisin.
Ces mouvements, qualifiés par des observateurs de « tentative d’exploitation de la conjoncture humanitaire », interviennent à un moment où l’on s’attendrait à ce que prévalent les valeurs de bon voisinage et de solidarité face aux catastrophes naturelles qui ne connaissent ni frontières politiques ni conflits ethniques. Le voisin occidental a en effet démontré une grande efficacité dans la gestion de la crise des crues et des inondations qui ont submergé des villes et des villages, mobilisant tous les moyens logistiques pour acheminer les vivres et rouvrir les routes. Mais en ces moments critiques, il semble que les sages du palais d’El Mouradia chez nous aient choisi la « logique de la saisie d’opportunités » en tentant à plusieurs reprises de harceler des points frontaliers marocains et en effectuant des mouvements militaires visant à sonder les réactions ou à imposer une nouvelle réalité géographique aux dépens de terres marocaines historiques.
Des analystes politiques locaux estiment que la doctrine militaire des généraux retraités reste prisonnière du désir d’expansion aux dépens du voisinage, s’appuyant sur des divisions tracées par le colonialisme pour servir ses intérêts d’antan. Ce qui se passe aujourd’hui en matière de « provocations » n’est que la continuation de cette approche. L’occupation de l’armée marocaine par ses missions humanitaires pour secourir les sinistrés est perçue comme une opportunité « propice » pour avancer de quelques mètres supplémentaires sur des terres marocaines et consolider de nouveaux points de surveillance dans des zones historiquement disputées. Malgré la priorité absolue accordée par le voisin occidental à la protection de ses citoyens contre les inondations, les messages en provenance de Rabat sont clairs et fermes : « La sécurité des frontières est une ligne rouge ».
Les forces déployées sur la frontière restent en état d’alerte maximale, pleinement conscientes des jeux qui se trament en période de crise, toute tentative de « grignoter » des terres marocaines sous couvert des crues et des inondations ne fera qu’accroître la détermination du pays voisin à défendre ses droits légitimes. Cela révèle également à la communauté internationale la vraie nature du « voisinage » proposé par la bande des militaires en temps de malheur. Une telle attitude ne fait qu’isoler davantage notre pays sur la scène internationale et ne fait qu’accroître chez nous, Algériens, le sentiment d’humiliation et de déshonneur…