Politique

La France confirme la formation de soldats congolais à la demande de Kinshasa

L’ambassade de France en République démocratique du Congo a confirmé la présence d’officiers français à Kisangani, dans le cadre du programme de coopération militaire existant entre Paris et la RDC, l’ambassade a précisé que les officiers sont principalement affectés à un bataillon d’opérations spéciales en jungle et que leur mission est exclusivement axée sur la formation, dans le cadre d’un déploiement prévu jusqu’à fin mars. Cette clarification fait suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une photo, publiée par un journaliste congolais, montrant un soldat brandissant le drapeau français, ce qui a soulevé des questions quant à la présence de forces françaises sur le terrain.

L’ambassade a souligné que la présence du personnel militaire français est officielle et transparente, et qu’elle fait suite à une demande directe des autorités de Kinshasa, où se situe l’un des centres de commandement des forces armées congolaises. Selon la mission diplomatique française, le programme de coopération militaire entre les deux pays a débuté en 2021 et comprend la formation d’officiers congolais à diverses techniques de combat. La mission est exclusivement axée sur la formation et n’implique aucun rôle opérationnel. Au moins quatre bataillons de jungle des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), composés chacun d’environ 800 soldats, ont bénéficié d’une formation intensive dispensée par la France.

Cette formation portait sur les techniques de combat défensives et offensives, la manipulation d’engins explosifs improvisés (EEI) et les premiers secours, avec un accent particulier sur le combat en milieu forestier tropical. Ce programme devrait se poursuivre jusqu’à fin mars et inclure la formation de nouveaux contingents de soldats congolais, compte tenu du besoin croissant de renforcer les capacités des unités déployées dans l’est du pays. Ces unités ont été mises à rude épreuve sur le terrain lors d’affrontements en 2014 et 2015, selon des sources sécuritaires locales. Parallèlement, des officiers français continuent d’assurer la formation à l’École de guerre de Kinshasa.

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Paris n’a pas déployé de formateurs par le biais du Mécanisme européen de maintien de la paix (MEMP), une mission actuellement menée par des officiers belges à Kindu, dans la province de Maniema, où ils travaillent aux côtés de la 31e brigade de réaction rapide de l’armée congolaise.

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