Société

Le Zimbabwe introduit le linakapavir comme traitement antirétroviral par injection semestrielle

Le Zimbabwe a commencé à proposer le linakapavir comme nouvelle option de prévention du VIH, devenant ainsi l’une des premières initiatives de la région à adopter ce traitement à action prolongée. De jeunes femmes, des mères accompagnées de leurs enfants et quelques hommes se sont rendus en masse à Harare, la capitale, pour recevoir l’injection, administrée une fois tous les six mois. Ce médicament, développé par Gilead Sciences, est très efficace et administré sous forme d’injection à action prolongée, ce qui en fait une alternative pratique aux comprimés préventifs quotidiens (PrEP), dont l’observance doit être rigoureusement contrôlée et peut être compromise par des facteurs sociaux ou des difficultés à maintenir une posologie régulière.

La première phase cible environ 46 000 personnes dans 24 localités, en ciblant particulièrement les groupes à haut risque tels que les travailleuses du sexe, les adolescentes et les jeunes femmes, les hommes homosexuels, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes. Les doses sont fournies gratuitement par le biais des programmes de santé publique. Les femmes participant au programme confirment que l’injection leur procure un plus grand sentiment de sécurité et de stabilité, car elle élimine le fardeau des rappels quotidiens pour la prise de leurs médicaments et atténue la stigmatisation liée au transport ou au stockage des comprimés. Les autorités sanitaires ont expliqué que la réduction du nombre de doses à deux fois par an améliore l’observance du traitement, mais ne remplace pas les autres mesures préventives, notamment les préservatifs, qui restent disponibles gratuitement dans le secteur public et constituent une option efficace et peu coûteuse.

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Le linakapavir a également été introduit en Zambie et en Eswatini, deux pays qui ont réalisé des progrès dans leurs efforts de lutte contre le virus, malgré l’émergence continue de nouvelles infections, en particulier chez les adolescentes et les jeunes femmes d’Afrique subsaharienne, où les taux d’infection sont plus de trois fois supérieurs à ceux des hommes. Le succès de l’adoption généralisée du médicament au Zimbabwe reste tributaire de la disponibilité des fournitures, d’un financement durable et de l’efficacité de l’infrastructure sanitaire, compte tenu des ressources limitées du pays.

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