Le Burkina Faso est devenu l’un des principaux producteurs d’or d’Afrique, grâce à une reprise économique remarquable qui lui a permis d’obtenir un nouveau financement de 33,2 millions de dollars du Fonds monétaire international (FMI). Ce financement fait suite à la quatrième évaluation de son programme de facilité élargie de crédit (FEC), témoignant de la confiance continue du FMI dans l’économie de la région du Sahel, malgré l’aggravation des problèmes sécuritaires et humanitaires. Le FMI a également approuvé un financement supplémentaire de 124,3 millions de dollars pour renforcer la résilience du pays face aux changements climatiques dans le cadre de la facilité élargie de crédit, qui court jusqu’en septembre 2027, en mettant l’accent sur l’adaptation au changement climatique et le renforcement de la stabilité agricole.
La flambée des cours mondiaux de l’or, conjuguée aux réformes du secteur minier mises en œuvre par le gouvernement du capitaine Ibrahim Traoré, a contribué à un excédent du compte courant après des années de déficit. Cet excédent devrait atteindre 1,1 % du PIB en 2025 et 0,8 % en 2026. Kenji Okamura, directeur général adjoint du FMI, a affirmé que l’économie du Burkina Faso a fait preuve d’une « forte résilience face aux pressions sécuritaires et humanitaires ». Il a souligné que le renforcement de la gouvernance et l’accroissement de la mobilisation des recettes intérieures ont dégagé des marges de manœuvre budgétaires qui ont permis de maîtriser l’inflation et d’assurer la viabilité de la dette publique. Le Programme d’appui à la stabilisation (PAS) vise à renforcer la résilience du pays face aux changements climatiques, d’autant plus que près de 80 % de la population pratique une agriculture de subsistance.
Ce nouveau financement devrait soutenir les mesures d’adaptation agricole et améliorer la gestion des risques de catastrophe, réduisant ainsi la dépendance du pays aux importations alimentaires d’urgence, malgré des progrès significatifs, le FMI a souligné que certaines réformes de gouvernance sont toujours en cours. Les autorités ont mis en œuvre six des onze recommandations clés, notamment des mesures visant à améliorer l’intégrité des procédures d’octroi des permis miniers.