Economie

Le Groupe de la BAD octroie à l’Institut international d’agriculture tropicale une subvention de 16,6 millions de dollars

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Institut international d’agriculture tropicale ont signé un accord de subvention de 16,61 millions de dollars pour lancer la troisième phase du programme « Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine » (TAAT-III), qui vise à développer une production alimentaire résiliente face au changement climatique sur l’ensemble du continent. Cet accord, signé mercredi à Abuja, réaffirme leur engagement commun à moderniser l’agriculture africaine en déployant à grande échelle des technologies éprouvées, en renforçant les systèmes semenciers et en développant les partenariats entre les institutions de recherche, les gouvernements et les acteurs du secteur privé.

Depuis son lancement en 2018, le programme TAAT est devenu l’une des plateformes d’innovation agricole les plus efficaces et les plus influentes en Afrique, touchant près de 25 millions d’agriculteurs et stimulant la productivité des cultures vivrières de base. Cette initiative a permis d’étendre les pratiques agricoles résilientes face au changement climatique à plus de 35 millions d’hectares. En étroite collaboration avec le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) et des partenaires nationaux et régionaux, le programme a permis d’accroître les rendements agricoles jusqu’à 69 %, générant ainsi plus de 4 milliards de dollars de valeur agricole supplémentaire. Des pays comme le Soudan, l’Éthiopie, la Zambie, le Zimbabwe et le Nigéria ont enregistré des gains significatifs en matière de productivité des cultures vivrières de base et de leur résilience face aux aléas climatiques.

Le Nigéria a été l’un des principaux bénéficiaires des initiatives du programme. Dans le cadre de l’Accord sur le blé, les agriculteurs ayant adopté des variétés améliorées et résistantes à la chaleur ont pu doubler leurs rendements, passant de 1,7 tonne par hectare à 3,5 tonnes par hectare. Les évaluations des systèmes semenciers, soutenues par le programme, ont également contribué à orienter les réformes nationales visant à élargir l’accès aux semences certifiées et résilientes au climat, lors de la cérémonie de signature, Abdul Kamara, directeur des opérations du Groupe de la Banque mondiale pour le Nigéria, a déclaré que la nouvelle phase serait axée sur l’accélération de l’innovation.

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