Politique

Les États-Unis sanctionnent l’armée rwandaise pour son implication dans les combats dans l’est du Congo

Les États-Unis ont imposé lundi des sanctions aux Forces de défense rwandaises et à de hauts responsables militaires pour leur rôle dans les combats qui ravagent l’est de la République démocratique du Congo (RDC), et ont exigé leur retrait immédiat de cette région riche en ressources minières. Le Rwanda a toujours nié les accusations de la RDC, des Nations Unies et des puissances occidentales selon lesquelles il soutiendrait le groupe rebelle AFC/M23, qui a lancé une offensive éclair l’an dernier et contrôle désormais un territoire plus étendu que jamais dans l’est de la RDC.

Le département du Trésor américain a cependant déclaré lundi que les gains territoriaux des rebelles n’auraient pas été possibles sans le soutien du Rwanda. Le département d’État, dans un communiqué distinct, a affirmé que ce soutien avait permis de « terribles violations des droits de l’homme ». Dans un communiqué, le gouvernement rwandais a déclaré que les sanctions visaient injustement une seule partie au processus de paix et « déformaient la réalité et présentaient une version erronée des faits relatifs au conflit ». Dans un communiqué, Kigali a déclaré être « pleinement engagée à retirer ses forces en coordination avec la République démocratique du Congo afin de remplir ses obligations » dans le cadre de la médiation menée par les États-Unis, mais a accusé le Congo de ne pas honorer ses promesses, notamment celle de mettre fin à son soutien aux milices.

Le gouvernement congolais a salué les sanctions, les qualifiant de « signal fort de soutien au respect » de son intégrité territoriale et de sa souveraineté. Selon le département du Trésor américain, parmi les responsables rwandais sanctionnés figurent le chef d’état-major de l’armée de terre, Vincent Nyakarondi, ainsi que le chef d’état-major général, le commandant des forces spéciales et le commandant de la 5e division d’infanterie. Le Rwanda et le Congo ont signé un accord de paix à Washington en décembre, dans le cadre des efforts du président américain Donald Trump pour instaurer la paix dans la région et attirer des milliards de dollars d’investissements occidentaux.

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