Politique

Zimbabwe : Human Rights Watch condamne les pressions exercées sur les opposants à la réforme constitutionnelle

Human Rights Watch a condamné ce qu’elle qualifie d’escalade des pressions et des intimidations exercées contre les opposants aux amendements constitutionnels au Zimbabwe, lesquels pourraient permettre au président actuel, Emmerson Mnangagwa, de se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnel. L’organisation explique que les autorités ont récemment intensifié leur campagne contre les opposants à ces amendements, dans le contexte des efforts menés par le parti au pouvoir, la ZANU-PF, pour modifier la Constitution.

L’organisation rapporte que le dimanche 1er mars, une dizaine d’hommes masqués et armés ont pris d’assaut les bureaux du parti d’opposition Alliance de résistance nationale (NRA), agressant plusieurs membres présents. Le président du parti, Lovemore Maduku, a été grièvement blessé lors de l’attaque. Selon des témoins, les assaillants ont ensuite quitté les lieux à bord de véhicules civils escortés par des policiers. Quelques jours après l’incident, l’avocat Tendai Biti, qui dirige un mouvement de la société civile opposé aux amendements constitutionnels, a été menacé dans son bureau par des hommes armés non identifiés. Human Rights Watch a déclaré que cet incident s’inscrivait dans une série d’actes d’intimidation visant des militants et des figures de l’opposition.

Depuis des mois, le parti au pouvoir, la ZANU-PF, s’efforce de faire adopter un amendement constitutionnel qui permettrait au président Emmerson Mnangagwa de se maintenir au pouvoir au-delà de 2030. Le gouvernement a déjà approuvé les amendements proposés, mais ils doivent encore être soumis au Parlement pour ratification. Les observateurs estiment que l’adoption de l’amendement par le Parlement est probable, compte tenu de la large majorité dont dispose le parti au pouvoir dans les deux chambres. Les forces d’opposition, quant à elles, condamnent ce qu’elles qualifient de tentative de « coup d’État contre la Constitution » et exigent un référendum pour permettre aux citoyens de se prononcer sur les amendements.

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