Cette situation survient alors que le Soudan du Sud connaît une escalade de la violence et des affrontements armés dans plusieurs régions, provoquant de nouveaux déplacements de population et aggravant la crise humanitaire dans le pays, notamment dans l’État de Jonglei, l’une des régions les plus touchées par le conflit. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a indiqué qu’un ordre d’évacuation de la ville d’Akobo, dans l’État de Jonglei, émis le 6 mars par les Forces de défense du peuple du Soudan du Sud (FDP), a poussé environ 100 000 personnes à fuir vers l’Éthiopie, tandis que d’autres ont trouvé refuge dans des zones plus sûres des États de Jonglei et du Haut-Nil.
Cette situation survient alors que le Soudan du Sud connaît une escalade de la violence et des affrontements armés dans plusieurs régions, provoquant de nouveaux déplacements de population et aggravant la crise humanitaire dans le pays, notamment dans l’État de Jonglei, l’une des régions les plus touchées par le conflit. Dans un bulletin d’information urgent sur la situation humanitaire, l’UNICEF a expliqué que la détérioration de la situation sécuritaire et l’augmentation des déplacements de population ont aggravé les souffrances des enfants. L’organisation a constaté une hausse alarmante des taux de malnutrition aiguë chez les enfants déplacés, compte tenu des difficultés d’accès aux services de santé et de nutrition.
Selon l’organisation, le personnel des agences des Nations Unies et des ONG a reçu l’ordre de quitter Akobo sous 72 heures, et les civils ont été invités à se reloger dans d’autres zones. Cette situation a suscité de vives inquiétudes quant à la sécurité de la population et à l’acheminement de l’aide humanitaire. L’UNICEF a confirmé que tous les patients soignés à l’hôpital d’Akobo, autrefois considéré comme un refuge pour les malades et les blessés, l’ont quitté après son pillage et sa fermeture. Cette situation témoigne de l’ampleur de la détérioration des services de santé dans la région.