Politique

Le Mali rend un dernier hommage à son ministre de la Défense, Sadio Camara, dans un contexte de mobilisation militaire

Jeudi, le Mali a organisé des funérailles nationales solennelles pour son ministre de la Défense, le lieutenant-général Sadio Camara. La cérémonie, marquée par une profonde consternation nationale suite à son assassinat, a témoigné de la grande estime dont il jouissait au sein des forces armées et de la société malienne, selon un communiqué. Le ministère malien de la Défense a précisé que les funérailles se sont déroulées sur la place d’armes du 34e bataillon du génie militaire, en présence du chef du gouvernement de transition, le lieutenant-général Assimi Goïta, du Premier ministre, de plusieurs hauts responsables civils et militaires, ainsi que de représentants de pays amis, de la famille du défunt et de ses collègues.

Une atmosphère de deuil et d’émotion a régné lors de la cérémonie, où un dernier adieu a été rendu à Sadio Camara, décrit dans les éloges comme un « officier exceptionnel » et un « symbole de la lutte pour la souveraineté nationale », en référence à son rôle prépondérant dans la refonte de la doctrine de sécurité du pays ces dernières années. Les funérailles ont constitué un rare moment d’unité nationale, témoignant d’un large soutien à l’armée dans un contexte de crise sécuritaire croissante. Ces funérailles ont eu lieu quelques jours après l’annonce de sa mort lors d’un attentat sanglant qui a secoué le pays. Dimanche soir, un porte-parole du gouvernement malien a annoncé à la télévision d’État que Sadio Camara était décédé des suites de ses blessures après l’attaque de sa résidence, le samedi 25 avril.

Le porte-parole, Issa Ousmane Coulibaly, a expliqué que l’attaque avait été perpétrée par un kamikaze au volant d’une voiture piégée, suivie d’un échange de tirs. Camara a réussi à affronter les assaillants et à en neutraliser plusieurs avant d’être grièvement blessé. Transporté à l’hôpital, il y a succombé à ses blessures. L’attaque n’a pas seulement visé le domicile du ministre, mais a également causé d’importants dégâts dans les environs. L’explosion a entièrement détruit la maison et une mosquée voisine, faisant des victimes parmi les fidèles. Plus tard, une branche d’Al-Qaïda en Afrique de l’Ouest a revendiqué l’attentat, considéré comme l’une des attaques les plus graves visant les hauts gradés militaires du pays depuis des années.

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