Société

La Chine met son expertise en matière d’éradication du paludisme au service des pays africains

Après s’être officiellement déclarée exempte de paludisme en 2021, la Chine a commencé à partager son expérience pratique avec les pays africains, en s’appuyant sur des essais menés sur le terrain et adaptés aux conditions locales, dans le cadre de ses efforts pour soutenir le continent dans la lutte contre cette épidémie. Le paludisme demeure l’une des maladies les plus dangereuses et continue d’affecter gravement le continent africain, provoquant des symptômes tels que forte fièvre, frissons, maux de tête, fatigue et vomissements. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la maladie a causé la mort d’environ 579 000 personnes en Afrique en 2024, le continent représentant environ 95 % de tous les cas dans le monde.

À l’inverse, après près de 70 ans d’efforts continus, la Chine est parvenue à réduire le nombre d’infections d’environ 30 millions de cas par an à zéro, ce qui l’a incitée à partager son expérience avec ses partenaires africains. Le modèle chinois, fondé sur une réponse rapide aux cas détectés, a déjà été adapté dans plusieurs pays, dont la Tanzanie, grâce à des campagnes de dépistage ciblées, au renforcement des systèmes de surveillance et à une intervention rapide dans les zones à risque. Ces mesures ont donné des résultats positifs dans certaines zones pilotes, où une baisse significative de la prévalence de la maladie a été enregistrée, témoignant de l’efficacité de cette approche même dans des environnements à forte transmission.

La Chine continue de soutenir les efforts de lutte contre le paludisme en fournissant des outils et des produits essentiels, tels que des tests rapides, des traitements antipaludiques, des moustiquaires imprégnées d’insecticide et des méthodes de lutte antivectorielle, tout en s’efforçant d’en réduire le coût et de les adapter aux besoins locaux. Un enjeu majeur dans ce contexte est de localiser la production sur le continent afin de garantir la stabilité des chaînes d’approvisionnement et de réduire la dépendance vis-à-vis des sources étrangères. La coopération sino-africaine comprend également des programmes de formation et de partage d’expériences, par le biais de missions d’experts et de l’organisation de formations pour les professionnels de santé, notamment en milieu rural.

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