Société

Le président du Sénégal approuve une nouvelle loi interdisant la « promotion » de l’homosexualité

Le président du Sénégal a approuvé un projet de loi doublant la peine maximale d’emprisonnement pour les actes homosexuels, la portant à dix ans, et criminalisant toute tentative de promotion de ces actes. Ce texte est entré en vigueur, selon un communiqué officiel. Les parlementaires avaient massivement approuvé le projet de loi au début du mois, mais le président Bachir Diomêne Faye subissait depuis des pressions de la part d’organisations internationales de défense des droits humains pour ne pas le promulguer. M. Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, qui avaient promis lors de leur campagne électorale de 2024 d’introduire une loi plus sévère contre l’homosexualité, ont approuvé le projet de loi vendredi, selon un communiqué du gouvernement publié lundi et diffusé mardi par un porte-parole du gouvernement.

Le code pénal sénégalais prévoit déjà une peine pouvant aller jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et des amendes pouvant atteindre 1 500 000 francs CFA (2 700 dollars américains) pour les « actes contre nature ». La nouvelle loi double la peine maximale et prévoit des amendes pouvant atteindre 10 millions de francs CFA. Elle définit les « actes contre nature » comme l’homosexualité, la bisexualité, la transidentité, la bestialité et la nécrophilie. Les personnes reconnues coupables de promouvoir ou de financer ces actes encourent également une peine d’emprisonnement. Reuters a rapporté ce mois-ci que les partisans du projet de loi au Sénégal ont discuté de stratégie de campagne et de tactiques de mobilisation avec un groupe américain de « protection de la famille » qui considère l’homosexualité comme une menace pour la santé publique.

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Dans la période précédant le vote des parlementaires sur le projet de loi, on a constaté une augmentation significative des arrestations d’hommes soupçonnés d’« actes contre nature », ainsi que, dans certains cas, de « transmission intentionnelle » du VIH, un crime passible d’une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.

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