Société

La surpopulation d’éléphants en Afrique du Sud menace la biodiversité

Un organisme officiel a alerté sur la pression immense exercée sur les réserves animalières de la province du KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud. La population d’éléphants y dépasse largement la capacité d’accueil des parcs, menaçant la végétation, la biodiversité et la survie même des animaux. L’Ezemfelo KwaZulu-Natal Wildlife Service (EWS), l’agence gouvernementale chargée de la conservation de la nature et de la biodiversité dans la province, a lancé un appel à la population afin de disposer de terres supplémentaires au sein des réserves pour accueillir les éléphants déplacés. Le porte-parole de l’agence, Musa Mnambo, a souligné l’importance d’agir d’urgence pour prévenir la famine, la destruction des habitats et l’augmentation des conflits entre les humains et la faune sauvage dans les communautés environnantes.

Il a expliqué que l’agence s’efforce d’éviter une crise similaire à celle survenue dans la réserve de Madikwe, dans la province du Nord-Ouest, où la surpopulation d’éléphants a entraîné des dégâts environnementaux et la mort par inanition de plus de 70 éléphants. Muntambo a indiqué qu’aucune décision définitive n’avait été prise concernant l’abattage des animaux, ajoutant que « cette option pourrait s’avérer nécessaire si des solutions alternatives ne sont pas trouvées rapidement ». Il a poursuivi : « L’agence manquerait à sa mission si elle laissait la crise de la population d’éléphants s’aggraver au point de menacer les valeurs fondamentales des aires protégées », rappelant que son mandat est de préserver l’ensemble des composantes de la riche biodiversité de ces réserves.

Il a réitéré l’appel de l’agence à toutes les ONG et à tous les défenseurs de l’environnement afin qu’ils proposent d’urgence des solutions viables pour l’expansion de l’habitat et la relocalisation des éléphants, et ainsi repousser le recours à l’abattage dans un avenir proche. La population d’éléphants en Afrique du Sud, qui connaît un taux de croissance annuel de 5 %, est estimée à environ 44 000 individus, dont 31 000 vivent dans le parc national Kruger, selon les dernières données.

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