Economie

500 millions pour des visas espagnols destinés aux filles de généraux, tandis que les Algériens cherchent de l’eau et du pain au milieu des ordures

Tandis que des files d’attente, empreintes d’une dignité humiliée, se forment devant les camions-citernes, et que le chef de famille fouille ses poches vides à la recherche de quoi acheter un sac de lait ou une poignée de farine, l’affaire du marché des visas éclate, dressant un tableau surréaliste de l’oppression sociale. Ici, en Algérie, terre de contradictions, l’air se vend, et le luxe s’achète à des prix exorbitants – non pas pour sauver des vies ou acquérir des connaissances, mais simplement pour échapper à l’atmosphère pesante d’une élite qui ne respire que le parfum de l’euro et l’air de l’Europe.

Des sources fiables et la dure réalité que nous vivons témoignent d’un scandale majeur : les visas touristiques pour l’Espagne ne sont plus une simple formalité administrative ; ils sont devenus un produit de luxe vendu dans les consulats et par des intermédiaires proches des généraux et de leurs filles – 500 millions de centimes pour un seul visa ! Et ce n’est pas le budget d’un projet pour les jeunes chômeurs ! C’est le prix du tampon consulaire espagnol apposé sur les passeports des fils et filles de l’élite dirigeante, leur permettant de passer leurs étés sur les plages de Marbella et d’Ibiza avec la jeunesse européenne. Ceux qui achètent ces visas à prix d’or ignorent tout de l’épargne et de l’austérité, car ils puisent simplement à une source inépuisable – une source creusée dans la souffrance et la sueur des populations marginalisées.

Tandis qu’un demi-milliard de centimes est déboursé pour une semaine de vacances, le simple citoyen lutte quotidiennement pour survivre, c’est un paradoxe véritablement douloureux et insoutenable. Dans les villes et les villages, la soif est insoutenable, la faim ronge les entrailles et les prix exorbitants ont rendu la viande et les pommes de terre inaccessibles. Pendant ce temps, dans les consulats, on découvre des transactions douteuses et de l’argent versé dans des valises pour garantir le départ des princesses de la famille Mouradia et des barons de la mafia, afin qu’ils puissent passer leurs vacances loin des clameurs du peuple meurtri qui réclame son droit fondamental à une vie digne. La question centrale est la suivante : quelle est cette logique qui justifie qu’un visa touristique pour une jeune fille vaille plus que ce qu’un citoyen opprimé et travailleur peut économiser en toute une vie ? Même sa misérable existence ?

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L’audace de Tebboune et de sa bande est telle qu’ils sont complètement déconnectés de la dure réalité. Pendant qu’ils dilapident des milliards comme s’il s’agissait de cartes à jouer, le simple citoyen sait que 100 millions de dinars (10 milliards de centimes) représentent une somme inimaginable, un rêve inaccessible. Comment un citoyen dont le salaire ne lui permet même pas de vivre la moitié du mois peut-il rêver de stabilité alors que les filles de la bande dépensent des centaines de millions dans les services des visas, juste pour changer la décoration ? Cette extravagance obscène et provocatrice, financée par les richesses pillées du peuple, n’est pas seulement de la corruption financière, mais un véritable crime contre l’humanité.

C’est un coup de poignard dans le dos de chaque Algérien qui souffre de la faim et de la soif. Ceux qui achètent des visas avec le sang du peuple oublient que l’histoire n’accorde pas de visas pour échapper à la justice populaire, et que le mur du silence, si haut soit-il, sera un jour abattu par les gémissements des affamés et les cris des opprimés, l’Algérie n’est pas le domaine privé de vos filles… et le déluge arrive, même s’il tarde.

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