Société

Deux personnes suspectées d’être atteintes du hantavirus évacuées d’un navire au large des côtes africaines

Les autorités capverdiennes ont annoncé que des médecins s’efforcent d’évacuer deux passagers d’un navire de croisière au large des côtes ouest-africaines, suspectés d’avoir contracté le hantavirus. Les autorités locales ont indiqué lundi qu’environ 150 personnes se trouvaient encore à bord du navire, où trois passagers – deux Néerlandais et un Allemand – sont décédés et d’autres sont tombés malades, dont un ressortissant britannique qui a été évacué et hospitalisé en Afrique du Sud. Les autorités ont confirmé qu’elles n’ont pas autorisé le navire néerlandais, le MV Hondius, à bord duquel l’épidémie s’est déclarée, à accoster dans leurs ports.

Oceanwide Expeditions, la compagnie néerlandaise exploitant le navire, a déclaré envisager de débarquer les passagers sur les îles espagnoles de Las Palmas et de Tenerife, dans l’océan Atlantique, pour des tests. La compagnie travaille également à organiser le retour dans leurs pays respectifs de deux membres d’équipage, l’un britannique et l’autre néerlandais, qui présentent des symptômes de la maladie. Ils rapatrient également le corps d’un ressortissant allemand décédé des suites du virus, ainsi que celui d’une personne asymptomatique ayant été en contact avec le défunt. La compagnie a confirmé que des mesures de précaution strictes sont actuellement mises en œuvre à bord du navire.

Le navire a quitté Ushuaia, dans le sud de l’Argentine, en mars dernier et a navigué au large des côtes de l’Antarctique, des îles Malouines, de la Géorgie du Sud, de Tristan da Tristan, de Sainte-Hélène et d’Ascension dans l’océan Atlantique, avant d’arriver au Cap-Vert le 3 mai. Trois personnes à bord du navire sont décédées du hantavirus : un Néerlandais de 70 ans, décédé à Sainte-Hélène le 11 avril, son épouse de 69 ans, décédée en Afrique du Sud, et un ressortissant allemand, décédé à bord le 2 mai. Le hantavirus peut provoquer des maladies respiratoires mortelles et se transmet par voie aérienne, mais la transmission interhumaine est rare. Il n’existe pas de traitement spécifique contre ce virus ; la prise en charge repose sur des soins de soutien, notamment la ventilation mécanique pour les cas graves. Les symptômes sont similaires à ceux de la grippe, incluant faiblesse et fièvre.

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