Société

Faux experts et faux tombeaux : le réseau d’antiquités le plus dangereux d’Égypte démantelé

Dans le cadre d’une vaste opération de sécurité contre le réseau de faux antiquités, le ministère égyptien de l’Intérieur a démantelé un dangereux réseau criminel spécialisé dans l’escroquerie. Les citoyens étaient dupés et trompés par l’idée de faire commerce d’antiquités. L’enquête a révélé que le réseau comptait 33 membres opérant depuis des villas de la ville du 6 Octobre. Ils soutiraient de l’argent à leurs victimes en leur faisant miroiter des gains rapides. L’enquête a également mis au jour le mode opératoire du réseau : appâter les victimes en les convainquant de l’existence de tombeaux antiques sous des terrains à vendre.

Le réseau employait des tactiques sophistiquées, notamment en présentant des artefacts contrefaits d’une grande qualité et en prétendant qu’ils avaient été exhumés des terrains en question. Ils utilisaient ensuite des individus se faisant passer pour des « experts en antiquités » afin de valider l’authenticité des faux. Il a été découvert que les suspects accueillaient leurs victimes vêtus de vêtements luxueux et munis de talkies-walkies afin de donner l’impression que leur opération était protégée par des personnalités influentes. Les accusés exigeaient non seulement d’importants acomptes, mais forçaient également leurs victimes à signer des reconnaissances de dette pour des sommes considérables, représentant la valeur résiduelle du terrain, afin de les dissuader de dénoncer la fraude si elles découvraient avoir été escroquées.

Les forces de sécurité ont perquisitionné trois villas louées dans la ville du 6 Octobre, qui servaient de quartier général à leurs opérations. Le raid a réservé une surprise de taille : les accusés ont été appréhendés en compagnie de neuf nouvelles victimes qui s’apprêtaient à payer le gang. La perquisition a également permis la saisie d’un vaste arsenal d’outils de fraude, comprenant 11 voitures particulières récentes, deux fusils de chasse, des vêtements de type militaire, des talkies-walkies, 34 antiquités contrefaites, des bijoux en or, des devises locales et étrangères, ainsi que de la fausse monnaie et des carnets de reçus portant les empreintes digitales et les signatures des victimes.

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