Politique

Que savons-nous du procès du « complotiste » au Nigéria ?

Le tribunal militaire chargé de juger les personnes impliquées dans la tentative de coup d’État découverte l’an dernier au Nigéria doit entamer son procès aujourd’hui, vendredi, deux semaines après la prestation de serment des juges. Une trentaine d’officiers sont jugés pour avoir prétendument comploté afin de renverser le gouvernement. Les autorités nigérianes affirment que ce complot visait à renverser l’ordre constitutionnel et à mettre fin à plus d’un quart de siècle de démocratie dans le pays le plus peuplé d’Afrique. L’armée nigériane n’a pas officiellement identifié le cerveau de la tentative de coup d’État. Le tribunal militaire siégera à huis clos dans une installation militaire de la capitale, Abuja, conformément aux procédures habituelles pour les affaires militaires sensibles.

Cependant, les médias locaux ont identifié le colonel Mohammed Maaji comme l’officier qui a dirigé le recrutement des personnes impliquées dans le complot. Des documents judiciaires consultés par l’AFP révèlent que Maaji et d’autres personnes sont accusés d’« acte terroriste » et de complot visant à déstabiliser l’État. Mohammed Maaji aurait acquis son expérience opérationnelle lors de son service dans le delta du Niger, où il a participé à des opérations militaires de grande envergure contre des groupes armés et des réseaux de vol de pétrole. Au moment de son arrestation, cet officier de 49 ans commandait le 19e bataillon de l’armée nigériane. Dans un procès distinct concernant des civils accusés d’avoir participé à la tentative de coup d’État, des documents judiciaires ont révélé le nom de l’ancien ministre nigérian du Pétrole, Timipre Sylva, parmi les personnes soupçonnées de collaboration avec les accusés.

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Le nom d’un électricien travaillant au palais présidentiel figure également dans cette affaire. Selon un entretien vidéo avec les enquêteurs, diffusé devant la Haute Cour fédérale où sont jugés les civils, l’électricien, Zakiri Omuro, a déclaré avoir été recruté par les conspirateurs pour faciliter l’accès au palais présidentiel. Il a expliqué que le colonel Maaji l’avait rencontré et avait commencé à lui transférer d’importantes sommes d’argent sans en préciser le but. Le procès des civils se poursuit depuis le mois dernier, malgré les restrictions strictes imposées à l’accès des journalistes aux audiences, et sans aucune explication officielle.

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