Politique

Les tensions s’intensifient entre le Soudan et l’Éthiopie suite à des frappes de drones

Des témoins oculaires ont rapporté que le Soudan déploie des troupes le long de sa frontière avec l’Éthiopie après que Khartoum a accusé Addis-Abeba d’avoir orchestré des frappes de drones contre son principal aéroport. L’armée soudanaise a renforcé sa présence militaire dans les zones d’East Galbat, de Basunda et d’Al-Fashaga, dans l’État de Gedaref, frontalier de l’Éthiopie. Ce déploiement renforce les défenses antiaériennes près de l’État du Nil Bleu. Le Sudan Tribune a rapporté que ces renforts comprennent des unités et du matériel militaire supplémentaires stationnés à des endroits stratégiques le long de la frontière. Ce déploiement coïncide avec un renforcement des alertes de sécurité et une surveillance accrue des mouvements le long de la frontière orientale.

Mardi, le gouvernement soudanais a déclaré se réserver le droit de répondre à ce qu’il a qualifié d’agression éthiopienne-émiratie contre l’aéroport de Khartoum. Les autorités de Khartoum ont réitéré leurs accusations contre Addis-Abeba, l’accusant de soutenir les Forces de soutien rapide (FSR), une milice paramilitaire, et d’entraîner ses forces sur le territoire éthiopien. Les Forces de soutien rapide (FSR) sont engagées depuis trois ans dans un conflit avec les forces armées soudanaises, qui a fait des dizaines de milliers de morts et plus de deux millions de déplacés. L’aéroport international de la capitale a été attaqué lundi, ainsi que des installations militaires dans la région du Grand Khartoum. Ces dernières frappes de drones ont mis fin à une période de calme relatif à Khartoum, qui avait suivi l’expulsion des FSR de l’armée soudanaise l’année dernière.

L’Éthiopie a nié toute implication dans l’attaque de l’aéroport, qualifiant ces accusations de « sans fondement ». Les Émirats arabes unis ont déclaré que ces « accusations sans fondement et cette propagande délibérée » compromettaient les efforts de résolution du conflit. Le Soudan a rappelé son ambassadeur en Éthiopie pour « consultations » au sujet de l’attaque, selon le ministre des Affaires étrangères, Mohi El-Din Salem.

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