Politique

Le mouvement Hirak contre le régime des généraux fera-t-il son retour en Algérie ?

Avec l’arrivée de l’été, dans un contexte de crises successives et d’échecs croissants dans tous les secteurs – au point que le monde nous qualifie désormais de sales et répugnants en raison de la prolifération des décharges et de la misère, ainsi que des coupures d’eau prolongées qui laissent une odeur nauséabonde d’immondices –, experts et responsables politiques locaux confirment que le mécontentement populaire grandissant et persistant dans le pays est de mauvais augure. Depuis plusieurs jours, de petites manifestations ont émergé dans les Wilayas. Malgré leur nombre limité et leurs débuts timides, elles ont pris de l’ampleur et le nombre de manifestants ne cesse d’augmenter, marquant un tournant dans le mouvement populaire pour un véritable changement dans cette république en proie à la tourmente.

Elles soulignent que la jeunesse d’aujourd’hui est capable de rompre le cycle de la tyrannie et de forger une alternative démocratique. Le Mouvement de la Renaissance Islamique a affirmé dans un communiqué que la multiplication des manifestations pacifiques en République, aussi peu nombreuses soient-elles, n’est ni un phénomène passager ni une coïncidence, mais bien l’expression authentique d’une nouvelle conscience sociale en train de se former. Le parti considère ces manifestations comme un moment historique charnière dans le soulèvement populaire, confirmant que l’esprit de résistance est toujours vivant et que l’espoir de construire une Algérie nouvelle demeure possible tant que des masses populaires résistent et disent non à l’injustice de l’armée.

Le parti a souligné que le régime, comme à son habitude, n’a pas hésité à réprimer ces manifestations avec brutalité, déployant son système policier pour traquer et arrêter les jeunes et plongeant les Wilayas de la République dans un climat d’intimidation et de militarisation. Le parti a déclaré qu’au lieu d’engager un dialogue sérieux avec les manifestants concernant leurs revendications légitimes, le régime militaire a choisi de poursuivre sa politique de répression, de diffamation et d’accusations de trahison, dans une tentative vaine d’étouffer la colère populaire alimentée par des décennies d’injustice sociale et d’inégalités de classe criantes.

  Le Kenya fait face à une vague de protestations contre un projet de construction d'une centrale nucléaire
Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top