Politique

L’opposition congolaise s’unit contre le projet de réforme constitutionnelle

En République démocratique du Congo, l’opposition politique se mobilise rapidement pour élaborer une stratégie commune afin de contrer le projet de réforme constitutionnelle proposé par le président Félix Tshisekedi, qui pourrait lui ouvrir la voie à une troisième candidature. Le 6 mai, lors d’une conférence de presse, M. Tshisekedi a suscité la polémique en évoquant ouvertement la possibilité de se représenter « si le peuple le souhaite ». Cette déclaration a incité plusieurs partis et personnalités de l’opposition, tant au Congo qu’à l’étranger, à intensifier leurs consultations politiques et à coordonner leurs efforts pour s’opposer à toute réforme constitutionnelle.

Selon des sources politiques, l’opposition a tenu trois réunions à Kinshasa, la capitale, ces derniers jours. La première a eu lieu immédiatement après l’intervention du président, la deuxième le lundi 11 mai et la troisième le lendemain. Les réunions ont rassemblé d’éminentes figures de l’opposition, telles que Martin Fayulu, Jean-Marc Kapond et Dily Sissanga, ainsi que des représentants du camp de Moïse Katumbi, notamment Dieudonné Bolingiteng, secrétaire général du Parti communautaire. Un membre de l’opposition a confirmé que l’objectif principal de ces réunions était d’élaborer un plan d’action commun pour contrer toute modification constitutionnelle susceptible de permettre au président de se maintenir au pouvoir.

Il a également indiqué que les consultations ne se limitaient pas à Kinshasa, mais s’étendaient à l’Europe, en particulier à Bruxelles, où résident en exil plusieurs figures de l’opposition congolaise. Des questions ont été soulevées quant à la possibilité que le parti de Joseph Kabila, le Parti populaire pour la démocratie et la reconstruction (PPRD), rejoigne cette alliance d’opposition. Cette situation intervient dans un contexte juridique et politique complexe pour Kabila, suite à sa condamnation à mort par la justice congolaise pour son implication dans la rébellion armée du M23, et aux sanctions américaines imposées à son encontre au début du mois. Un responsable du Parti populaire pour la démocratie et la reconstruction a déclaré que le parti n’avait reçu aucune invitation officielle d’autres groupes d’opposition pour participer à cette initiative.

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