Le président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a nommé un nouveau gouvernement un mois après le début de son troisième mandat à la tête de l’un des pays les plus pauvres et les plus fragiles du monde. Le nouveau cabinet a connu peu de changements, conservant la plupart des ministres précédents et n’accueillant que dix nouveaux membres sur un total de 29. Le président a également reconduit Félix Mollo dans ses fonctions de Premier ministre. Touadéra a été réélu en décembre dernier avec environ 78 % des voix, selon les résultats officiels. Cependant, l’opposition a rejeté ces résultats. Son principal rival, Anicet-Georges Dologuélé, a dénoncé des fraudes massives lors du scrutin et a accusé Touadéra de concentrer le pouvoir au sein des institutions étatiques.
L’annonce de la formation du nouveau gouvernement est intervenue après l’ouverture du Parlement au début du mois. Sur les 144 sièges parlementaires, seuls 90 députés ont prêté serment à ce jour, tandis que les résultats de 54 sièges restent à déterminer dans l’attente du second tour. Le processus électoral a été retardé suite à une grève du personnel des bureaux de vote, protestant contre le non-paiement de leurs salaires. Après sa réélection pour un troisième mandat, le président de la République centrafricaine s’est engagé, lors de sa cérémonie d’investiture fin mars, à renforcer la sécurité et la paix dans le pays, la cérémonie s’est déroulée devant environ 20 000 personnes dans un stade de la capitale, Bangui, en présence de plusieurs dirigeants africains, dont le président burundais Évariste Ndayishimiye, qui assure la présidence tournante de l’Union africaine, ainsi que les dirigeants du Congo, du Gabon et des Comores.
Touadéra est au pouvoir depuis 2016 et a remporté un nouveau mandat avec 77,90 % des voix lors des élections de décembre, des résultats contestés par l’opposition, notamment par son rival, Anicet-Georges Dologuélé, qui a dénoncé des fraudes massives. La nouvelle constitution de la République centrafricaine, approuvée par référendum en 2023, a permis à Touadéra de briguer un troisième mandat consécutif. Dans un discours prononcé après son investiture, Touadéra a déclaré vouloir « consolider la paix, la sécurité, la réconciliation et l’unité nationale ».